TRANSPORT AERIEN – Antananarivo, Toamasina et Nosy Be demeurent les seuls aéroports ouverts aux vols commerciaux internationaux, deux seules compagnies autorisées à partir de ce 5 Mars, maintien des restrictions sanitaires
Antananarivo, 5 Mars, 13h25 – La réouverture des frontières de Madagascar demeure encore très partielle, tandis que les conditions sanitaires restent encore très restrictives. Seuls trois aéroports sont annoncés ouverts aux liaisons internationales : Antananarivo, Toamasina et Nosy Be. Les autres aéroports internationaux devront donc encore attendre.
Une seule compagnie peut opérer à partir de ce 5 Mars pour des fréquences réduites : Air Austral avec deux fréquences hebdomadaires pour les liaisons Réunion – Antananarivo – Réunion et Réunion – Toamasina – Réunion. Une autre compagnie pourra desservir Nosy Be en vol charter : Neos Air avec une fréquence hebdomadaire à partir d’Avril, et éventuellement deux vols par semaine deux semaines après deux semaines.
Pour les autres compagnies, « des échanges sont actuellement en cours afin de pérenniser l’ouverture des frontières », souligne le communiqué conjoint des trois ministères en charge d’établir les conditions de la reprise. Elles commenceront la desserte après quelques réajustements, poursuit le communiqué qui ne donne aucun détail sur les discussions en cours, encore moins sur les conditions.
Pour ce qui est des mesures sanitaires, celles-ci « restent inchangés », indique le communiqué. Les passagers doivent présenter un résultat négatif d’un test PCR réalisé 72h avant l’embarquement ainsi qu’une attestation de réservation pour deux nuitées émanant d’un hôtel agréé avec une attestation de paiement d’au moins une nuitée. Comme lors de ces dernières années, un confinement est obligatoire à l’arrivée en attendant la sortie du résultat du contre-test qui reste obligatoire.
Le conseil des ministres du 23 Février avait annoncé que « après la baisse des cas de Covid-19, le ciel de Madagascar s’ouvre à partir du 5 Mars mais l’Etat malgache va poser des conditions dans ce sens ». Pour pouvoir assurer les liaisons aériennes avec Madagascar, les compagnies étaient invitées à respecter ces conditions.
Le Groupement des entreprises de Madagascar et la Confédération du tourisme de Madagascar dénoncent des conditions qui semblent ne rien avoir avec la pandémie. Le secteur privé, qui avait demandé une réouverture totale sans conditions et sans restrictions autres que sanitaires, parle de restrictions liées à la lutte contre le trafic des ressources minières et naturelles. Les autorités, elles, restent encore discrètes sur ces conditions. Les compagnies aériennes, elles, demandent plus d’éclaircissements sur les conditions pour pouvoir décider.