Antananarivo, 28 Novembre, 17h05 – Le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, a mis en lumière la nouvelle approche du gouvernement face au secteur ferroviaire malgache, avec Madarail au centre des attentions. Face aux difficultés financières de la compagnie, qui voit sa capacité de transport d’hydrocarbures chuter de 15 000 à 18 000 tonnes à seulement 6 000 tonnes par mois, une décision a été prise. Plutôt qu’une subvention, un prêt sera rapidement débloqué pour Madarail. Ce financement vise à reconstituer des réserves de pièces essentielles, garantissant ainsi la disponibilité immédiate des équipements roulants pour un retour à une exploitation plus normale.
Le ministre a affirmé qu’il n’était plus acceptable de maintenir une entreprise en difficulté par des subventions régulières. L’objectif immédiat du prêt est d’assurer une capacité opérationnelle minimale pour Madarail, notamment pour le transport des produits pétroliers. Cette mesure d’urgence est complétée par une réflexion sur le renouvellement de la gouvernance de la compagnie, notamment au niveau du conseil d’administration.
Au-delà de la mesure d’urgence, le gouvernement compte sur un financement conséquent de la Banque mondiale, s’élevant à 130 millions de dollars, pour transformer durablement le secteur. Cette enveloppe est destinée à la rénovation de la voie ferrée et à des investissements majeurs dans le matériel roulant dont de nouvelles locomotives, des wagons, ainsi que la modernisation de certaines infrastructures clés. L’ambition derrière ces investissements massifs est de redynamiser concrètement le rail et, plus stratégiquement, de transférer une partie importante du trafic routier vers la voie ferrée, réduisant ainsi la pression sur les routes.
Le ministre a par ailleurs souligné que la stratégie de redressement ne se limite pas à la ligne TCE (Tananarive-Côte Est) exploitée par Madarail. La ligne FCE (Fianarantsoa-Côte Est) est également considérée comme une infrastructure vitale pour les populations locales, même si elle est confrontée à des risques d’interruption de service à cause de l’état des infrastructures. Le ministre insiste sur la nécessité de trouver une solution pérenne pour la FCE, dont la défaillance aurait un impact social et économique non négligeable.














