Antananarivo, 5 Novembre, 7h55 – Menaces sur le droit à l’information. Trois journalistes ont été blessés samedi alors qu’ils étaient en train de couvrir les manifestations organisées par le collectif des candidats. Selon un communiqué de l’Ordre des journalistes, ils ont été blessés par des éclats des bombes lacrymogènes utilisées par les forces de défense et de sécurité pour disperser les manifestants. Monica Rasoloarison, présidente du Conseil de l’OJM parle également d’un journaliste reporter d’images qui aurait été menacé par une arme à feu.
« Les journalistes sur le terrain participent à l’information du citoyen », rappelle Monica Rasoloarison dans son communiqué-vidéo. Elle condamne ainsi toute violence faite à l’encontre de ceux qui délivrent aux citoyens des informations vraies et vérifiées et qui leur font ainsi bénéficier de leur droit fondamental à l’information.
Dans sa déclaration, la présidente de l’OJM rappelle le protocole d’accord signé entre les forces de l’ordre et l’ordre des journalistes de la nécessité de protéger les journalistes dans l’exercice de leur fonction. Elle invite également les journalistes à respecter les consignes données par les forces de l’ordre et à prendre les précautions d’usage quand ils sont sur le terrain.
Samedi, les éléments des forces de l’ordre ont dispersé à coup de grenades lacrymogènes les partisans du collectif des candidats. Ceux-ci ont tenté de rejoindre la Place du 13 Mai mai à partir de plusieurs points de ralliement mais n’ont pas pu le faire.














