Antananarivo, 20 octobre 2025 – L’élection des membres du nouveau bureau permanent de l’Assemblée nationale prend du temps. Après les séances plénières de destitution du bureau permanent et d’élection du nouveau président de la Chambre basse du 15 octobre, Tsimbazaza grouille de députés mais n’arrive plus à organiser une séance plénière.
Selon l’ordre du jour annoncé, la séance plénière pour l’élection des vice-présidents, des questeurs, du rapporteur général et du rapporteur général adjoint aurait dû se tenir depuis le jeudi 16 octobre, après la passation entre Justin Tokely et son successeur Siteny Randrianasoloniaiko. Jusqu’à lundi matin, il n’en est rien. Selon une source proche du dossier, la séance devrait reprendre ce lundi. “Nous sommes prêts et n’attendons que la décision des députés pour y aller”, confie une source auprès de l’administration de l’Assemblée nationale.
Selon certains élus, les tractations vont bon train ces derniers jours et aucun consensus n’a été trouvé entre les tendances politiques à Tsimbazaza. “Si vous [députés issus du groupe Isika rehetra miaraka amin’i filoha Rajoelina ou Irmar], ne vous conformez pas à l’esprit du mouvement sur la Place du 13 Mai, il vaut mieux dissoudre l’Assemblée nationale”, tonne le député Fidèle Razara Pierre du Tiako i Madagasikara (TIM) samedi à Analakely.
Les députés sont en session extraordinaire depuis mardi. Ils avaient voté l’empêchement du président de la République alors que ce dernier avait dissous la Chambre basse. Sur leur lancée, ils ont destitué le bureau permanent avant d’élire un nouveau président, puis de tergiverser. Selon la Constitution, les parlementaires entreront en session ordinaire à partir de mardi 21 octobre.














