Antananarivo, 9 Avril, 13h105 – Pauvre et appartenant à la région la plus pauvre. 60% des personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde en 2019 se trouvent en Afrique subsaharienne. Alors que le tiers de ces personnes sont concentrées dans deux pays, à savoir la République démocratique du Congo et le Nigeria, l’autre tiers se trouve dans six pays de la région. Il s’agit de l’Ethiopie, du Kenya, de Madagascar, du Mozambique, de la Tanzanie et l’Ouganda. Cette situation est rapportée dans la dernière édition du rapport Africa’s Pulse, le baromètre semestriel de l’état des économies africaines, publié en ce mois d’avril.
Comme exposé dans ce rapport, l’Afrique subsaharienne se distingue par son taux élevé d’extrême pauvreté. Mais cette région se démarque aussi par ses niveaux importants d’inégalité et sa faible capacité de contribution de la croissance à la réduction de la pauvreté.
La Banque africaine de développement (BAD) avait aussi déjà souligné que les taux élevés de pauvreté et d’inégalité restent endémiques dans la région de l’Afrique Australe.
Madagascar avec ses 80,7 % et le Zimbabwe avec ses 64,5 % avaient affiché les taux de pauvreté les plus élevés dans leur groupe de revenu respectif, rapporte cette institution financière dans ses Perspectives économiques de l’Afrique australe de 2023. Dans ce document, la BAD explique que la faiblesse de la croissance pèse sur l’emploi et que le chômage des jeunes, qui est le plus grand défi de la région en la matière, requiert une action urgente.
La BAD a néanmoins estimé que Madagascar figurerait parmi les pays les plus performants de l’Afrique Australe en 2023-2024, aux côtés du Mozambique, de Maurice, de l’Eswatini et de la Zambie. La reprise de la croissance du PIB réel de la Grande île devrait surtout être renforcée par la relance dans le secteur minier.
Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) table sur une croissance économique de 4,5% pour cette année. Une croissance qui devrait être portée par les principaux moteurs comme l’agriculture, les industries extractives et le tourisme, expose ce département dans le Document de performance annexé à la Loi des finances de 2024.
Il est exposé dans ce document que les actions pour booster la productivité ainsi que le développement de la pêche devraient permettre une croissance significative du secteur agricole. La dynamique du secteur extractif devrait être nourrie par l’application du nouveau code minier et le contexte international, qui tend toujours vers la transition énergétique. Et le secteur du tourisme devrait se rapprocher plus encore du niveau d’activité atteint en 2019. Mais le MEF admet que ces perspectives sont soumises à des risques au niveau international et au niveau national.
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