UNIVERSITE – Des syndicats des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants de l’Enseignement supérieur interpellent le ministère de l’Enseignement supérieur
Antananarivo, 25 Septembre, 13h27 – Les syndicats des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants de l’enseignement supérieur tirent la sonnette d’alarme. Alors qu’à Antananarivo, les membres du syndicat commencent à hausser le ton, à Fianarantsoa, les enseignants chercheurs syndiqués décident de suspendre les activités pédagogiques.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une assemblée générale, la section du Seces à Antananarivo appelle le gouvernement à ne pas contraindre les enseignants chercheurs et les chercheurs enseignants à prendre des décisions extrêmes, dépassant leur conscience. C’est pourtant ce qui risque de se passer si les autorités ne répondent pas aux demandes de maintien en activité de ceux qui en ont fait la demande et qui y ont droit, laisse entendre la section.
Celle-ci dénonce également le « non-paiement des indemnités de recherche et d’investigation aux retraités chercheurs qui ont continué à effectuer des recherches et à encadrer des étudiants depuis 2016 », ou encore le non-paiement de 25% des heures complémentaires, des heures supplémentaires et des vacations de l’année universitaire 2017-2018. Elle invite également l’Etat à expulser les squatters qui investissent le domaine universitaire.
A Fianarantsoa, les revendications sont plus ou moins identiques à celles de la section du Seces d’Antananarivo. Mais le syndicat décide de passer à l’action, et annonce la suspension de toutes les activités pédagogiques à partir du lundi 27 Septembre. Affichant sa solidarité avec le personnel administratif et technique de l’Université de Fianarantsoa qui est également en grève, le Seces Fianarantsoa inclut dans ses revendications « le retour du paiement des indemnités de technicité du PAT et l’intégration des rappels dans les salaires de ses membres ».