Dans un contexte où la société exige des réponses immédiates et se tourne de plus en plus vers l’intelligence artificielle, la Faculté des Lettres et des sciences humaines (FLSH) de l’Université d’Antananarivo défend la nécessité du temps long. Rolland Rakotovao, doyen de l’établissement, a souligné lors du colloque international organisé depuis mercredi que la recherche en lettres et sciences humaines demeure la boussole incontournable d’une société en mutation rapide.
“Notre société moderne est entrée dans l’ère de l’instantanéité, une culture du “tout, tout de suite” qui pousse parfois la communauté à s’interroger sur la pertinence des disciplines littéraires et humaines”, souligne l’enseignant-chercheur du département d’Histoire de cette faculté.
La FLSH, selon lui, “est absolument indispensable”. À l’en croire, “c’est elle qui analyse en profondeur et qui se projette sur le long terme”. Il estime que “si notre société ne réfléchit pas ainsi et se contente de gérer le quotidien au jour le jour, elle ne pourra pas progresser”.
C’est dans ce cadre qu’un colloque international, clôturé par une table ronde ce vendredi, a été organisé. Le doyen indique que la FLSH doit prouver son importance dans la société moderne, d’où le thème, “Lettres, sciences humaines et sociales : rôles dans une société en mutation”.
Toutefois, “il est impératif de s’efforcer de s’adapter et de définir les actions à mener. Il s’agit de former les jeunes pour qu’ils puissent s’insérer et évoluer dans cette société en mutation rapide”, explique le doyen. Cette feuille de route moderne intègre de fait les outils contemporains, y compris l’utilisation de l’intelligence artificielle.
