Aucun mort du Coronavirus au Vietnam au 7 juillet 2020. Peut-on faire confiance en leurs
statistiques ? Et pourquoi pas. Plus aucun pays n’a désormais l’infaillibilité, statistique,
logistique, scientifique. Depuis six mois que l’Humanité est confrontée à Covid-19, aucune
formule magique n’existe, aucun protocole médical n’est incontestable.
La Catalogne décide le reconfinement de 200.000 personnes alors justement que
l’Angleterre rouvre ses pubs. La capitale chinoise Pékin, après deux mois sans
contamination, avait brutalement rechuté à mi-juin. Les États-Unis sont le pays le plus
endeuillé (près de 130.000 morts) avec bientôt le seuil symboliquement dramatique de
100.000 contaminations par jour. Rapporté au million d’habitants, neuf pays occidentaux
font figure de pires élèves : Belgique (855 morts), Royaume-Uni (666), Espagne (607),
Italie (576), Suède (523), France (446), États-Unis (396), Irlande (358), Pays-Bas (355).
Malgré plus de 11 millions de cas, et plus de 500.000 morts de par le reste du monde, la
science ignore plus qu’elle n’en sait sur la Covid-19. Les professeurs se contredisent, les
publications les plus sérieuses se discréditent. Surenchères d’ego. Conflits d’intérêts.
Milliards de dollars en jeu et enjeux.
Ce 4 juillet 2020, l’OMS renonçait à l’association lopinavir/ritonavir (traitement de base du
VIH). Décision similaire pour l’hydroxychloroquine (traitement de base du paludisme). Seul
le remdesivir reste au programme. Et la ribavirine ? Le kaletra ? Le tocilizumab ? La
dexaméthasone ? L’artemisia ?
Masques, tests, lits, oxygène, vaccins. Et la molécule miraculeuse : à combien et pour
combien ? Les Glaxo GSK, Sanofi Pasteur, Merck, Pfizer, Johnson and Johnson et Astra
Zeneca, sont à l’Index, mais ils ne peuvent avoir programmé la défaillance planétaire des
systèmes de santé.
Un Malgache au Vietnam me raconte : masque recommandé dans les lieux publics, mais
pas obligatoire ; contrôle de la température à l’entrée de certains bâtiments, mais pas tous
; espace aérien toujours fermé sauf pour les rapatriés et les techniciens expatriés, et
quarantaine obligatoire dès l’arrivée… Madagascar a fait la même chose, mais déjà en
aval. Il aurait fallu prévenir en amont. Et aucun des anciens présidents, qui prennent
aujourd’hui avantageusement la parole, n’avait su mettre en place les mécanismes de
cette anticipation. Alors, la ferme.
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