Les gros moyens ont été mobilisés pour permettre le déplacement du Président de la République, Andry Rajoelina, et les férus du ballon rond, pour supporter les Barea lors des 8èmes de finale de la CAN contre les Léopards congolais ce dimanche à Alexandrie.
Une course contre la montre. L’organisation du déplacement présidentiel pour assister au match des 8èmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) entre les Barea, l’équipe nationale malgache, et les Léopards de la République démocratique de Congo (RDC) du dimanche s’est préparée en moins d’une semaine.
Ambiance bon enfant samedi soir à l’aéroport d’Ivato. L’atmosphère d’un départ de colonie de vacances y régnait, avec les 471 personnes dans la liste des passagers, embarquant dans un Airbus A380 à destination de l’Égypte. Derrière le soulagement des férus du ballon rond, de pouvoir vivre en direct le match du dimanche à Alexandrie, s’est mise en place une véritable organisation. À entendre Besoa Razafimaharo, directeur général d’Air Madagascar, le coût du vol Antananarivo-Le Caire-Antananarivo, s’élève à 700 000 dollars.
« Si l’État engage cet appareil [Airbus A380] pour le voyage en Égypte, il devrait nous payer la location Tanà-Le Caire-Tanà. Et en plus de cela, la différence de prix entre le voyage Paris-Tanà-Paris, ainsi que la location d’un autre appareil pour remplacer l’A380 », détaille le patron de la compagnie aérienne nationale. Au départ, la location du gros-porteur était destinée à remplacer temporairement les Airbus A340 de la compagnie, faisant l’objet d’un entretien.
Outre la location de l’A380, les organisateurs prévoient dix cars pour transporter les passagers. En tant que chef d’État, le président Andry Rajoelina devrait faire l’objet d’une organisation particulière pour le trajet Le Caire-Alexandrie et Alexandrie Le Caire pour le retour. Besoa Razafimaharo confie avoir été contacté pour l’initiative, le 1er Juillet, alors qu’il était encore à Paris. Il fallait trouver une solution pour remplacer l’A380 pour Air Madagascar. La compagnie nationale, tout comme son partenaire stratégique, Air Austral, ont mis la main à la poche, en payant 70 000 dollars chacune pour boucler l’opération.
Travail de l’ombre
Parallèlement, les amoureux du ballon rond ont dû payer Ar 2,2 millions (soit environ 630 dollars) pour l’ensemble du voyage, y compris la restauration, les déplacements locaux ainsi que le ticket d’entrée. La Présidence a invité d’autres personnes pour le voyage, pour ne citer, entre autres, que le cas des membres de Zazakanto, des anciens footballeurs, des journalistes et des « supporters ». « Les 471 supporters crieront pour les 25 millions de Malgaches », souhaite le chef de l’État à l’aéroport d’Ivato avant l’embarquement.
En coulisses, le ministère des Affaires étrangères et celui de la Jeunesse et des sports ont également tourné à plein régime, du moins pour les parties qui les concernaient. Il fallait régler les questions protocolaire et sécuritaire, ainsi que la partie logistique, liées au déplacement d’un chef d’État, avec les autorités égyptiennes et avec la Confédération africaine de football (CAF). À entendre, Rinah Rakotomanga, directrice de communication à la Présidence, l’option de l’affrètement d’un deuxième avion n’était plus réalisable à cause des « problèmes techniques ». Le voyage a été ainsi limité aux 471 passagers.
Pour pouvoir réaliser ce voyage dans des conditions optimales, les organisateurs ont mis en place un dispositif particulier. Les passagers devaient se contenter de bagages à mains uniquement, ce afin de limiter la charge au décollage de l’avion. Selon le programme indiqué, les passagers et supporters particuliers sont arrivés au Caire ce dimanche matin, et rallié tout de suite Alexandrie. Ils partent pour le stade à 16h45 après un « déjeuner champêtre ». Juste après le match, il est prévu une rencontre avec les membres des Barea avant un départ pour l’aéroport du Caire et un retour au pays. L’A380 est programmé atterrir à Ivato lundi à 8h30.














