Antananarivo, 17 Novembre, 12h45 – Des inquiétudes légitimes. La découverte d’un cas de rage bovine à Ambondrona, district d’Isandra, dans la région de la Haute Matsiatra a amené les autorités à rappeler quelques précautions utiles en matière de consommation de viande. Il a ainsi été rappelé que la consommation de viande infectée par une zoonose est formellement interdite même si la cuisson complète du produit réduit la transmission du microbe.
Dans le cas de suspicion de rage bovine signalée à Isandra, des habitants ont consommé la viande de l’animal infecté par le virus de la rage avant que l’alerte ne soit donnée. Les personnes exposées ont été vaccinées contre cette zoonose transmissible par mesure de précaution.
Les enquêtes menées par les autorités ont fait état d’un seul animal contaminé suite à la morsure d’un chien trois mois auparavant, confirmant que “le bovin n’est pas une espèce vectrice capable de propager la maladie entre congénères”, assure Bettelhein Ramahefasoa, directeur du service vétérinaire. A titre préventif, les autorités ont renforcé immédiatement la vaccination antirabique de l’ensemble des chiens. L’objectif était alors de s’attaquer à la source de la transmission pour éviter toute récidive de ce type de cas.
Des mesures de protection des consommateurs ont également été mises en oeuvre en urgence. Les autorités rappellent l’importance des inspections systématiques avant l’abattage des animaux. Elles insistent alors sur la nécessité de retirer de la chaîne de consommation tout animal diagnostiqué porteur de maladie, ce qui n’est pas toujours évident dans les abattoirs non conformes aux normes.
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Le directeur du service vétérinaire recommande ainsi de consommer exclusivement de la viande ayant fait l’objet d’un contrôle sanitaire et disposant d’une traçabilité claire. Cette traçabilité permet de garantir que l’animal a été inspecté et jugé sain avant d’entrer dans le circuit alimentaire, précise-t-il. En cas de suspicion, il est impératif de suivre les recommandations, notamment de brûler les carcasses infectées, et de faire preuve de vigilance quant aux signes cliniques de la rage chez les animaux domestiques.














