Fin de mission pour le Colonel Patrick Rakotomamonjy. Le Conseil des ministres de mardi vient d’abroger sa nomination en tant que directeur du Bureau des doléances de la présidence de la Refondation. Le compte-rendu de la réunion de l’Exécutif ne donne pas de détails sur les motifs de l’abrogation et ne désigne pas non plus de remplaçant.
Désigné le 26 novembre, l’officier supérieur aura donc passé moins de deux mois à ce poste. Il y a quelques semaines, en fin décembre, il avait fait parler de lui dans le cadre d’une affaire d’agression physique près du Centre hospitalier de Soavinandriana où il avait exercé en tant que directeur technique adjoint avant de s’exiler à l’étranger.
Mais ce médecin-militaire s’est surtout fait connaître dans le cadre d’un dossier qui l’avait opposé à Maminiaina Ravatomanga. Soupçonné d’avoir placé du cocktail molotov dans l’enceinte de la Villa Pradon Antanimena, il avait pris la fuite en pleine enquête auprès de la gendarmerie. Parti à l’étranger, il avait ensuite été condamné à 20 ans de travaux forcés. De son exil, le médecin-colonel avait diffusé plusieurs vidéos accusant le PDG du Groupe Sodiat.
A son retour au pays, le Colonel Patrick Rakotomamonjy s’est vu confier la mission de “mener des investigations préliminaires sur les cas rapportés notamment sur la gestion douteuse, l’inefficacité, la corruption ou l’abus commis par tout responsable auprès de l’Administration publique”. Il n’aura passé que huit semaines à ce poste.














