Antananarivo, 13 avril, 12h15 – Quand Facebook devient la boîte de doléances de la lutte anti-corruption. Quatre policiers en poste à la Police de l’air et des frontières (PAF) de l’aéroport international d’Ivato ont été placés en détention préventive, vendredi, à la suite d’une enquête déclenchée par des plaintes publiées sur Facebook.
Les faits remontent à la nuit du 7 février dernier. Selon les témoignages relayés sur le réseau social Facebook, une équipe de quatre agents aurait exigé la somme de deux millions d’ariary à un passager en partance pour Dubaï, via Ethiopian Airlines. Malgré la régularité de ses papiers, le passager aurait été menacé de ne pas pouvoir embarquer. Il avait alors dû payer la somme exigée par les suspects, une partie en espèces, une partie via un transfert mobile money.
Bien que la victime ou ses proches n’aient pas officiellement porté plainte, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) s’est saisi de l’affaire. Après enquête et après une autorisation de poursuite délivrée par le ministère de la Sécurité publique, les suspects ont été traduits en justice. Ils ont comparu devant le parquet du Pôle anti-corruption vendredi. Accusés d’abus de fonction, de corruption et d’extorsion de fonds, ils sont incarcérés à Antanimora en attendant leur procès.
Ces agents avaient été nouvellement affectés à Ivato en septembre 2024. Leur mise en cause intervient quelques mois après une visite surprise du président de la République à l’aéroport, au cours de laquelle il avait exigé un assainissement total des pratiques en vigueur. Selon le Bianco, cette action s’inscrit “dans l’application stricte des lois en vigueur et en réponse aux nombreuses dénonciations concernant l’aéroport d’Ivato”.
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