Antananarivo, 30 Mars, 17h35 – Une meilleure protection sociale pour les enfants ainsi que les personnes vivant avec un handicap. Dans le cadre de son programme Zara Mira mis en œuvre dans la commune rurale de Tataho à Manakara, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) entend octroyer la somme de 10.000 ariary par mois pour tout enfant de 0 à 15 ans vivant dans la localité et la somme de 30.000 ariary pour tout enfant ou adulte vivant avec un handicap sévère.
Le transfert monétaire est octroyé sans autre condition que l’âge pour l’allocation universelle pour l’enfant, et le handicap sévère pour l’allocation égalité des chances. Le programme Zara Mira devrait durer 24 mois. Pour démarrer, il concerne les 4.500 enfants issus des 6.000 familles de la commune de Tataho, district de Manakara.
L’objectif, selon Jean François Basse, représentant de l’Unicef, est « de soutenir les familles afin qu’ils puissent investir dans le bien-être de leurs enfants, de la conception jusqu’à l’adolescence ». L’idée est aussi de fournir aux enfants « les meilleures chances dans la vie en minimisant toute forme d’exclusion », poursuit-il.
Afin de s’assurer que les transferts monétaires aillent au bénéfice des enfants, l’Unicef et ses partenaires, prévoient « un ensemble de mesures d’accompagnement visant à maximiser l’impact du transfert sur le bien-être des enfants et engendrer des changements de comportement des parents ».
Soutenu par le Royaume de Norvège et la Fondation Findel entre autres, le projet est mis en œuvre par le Fonds d’intervention pour le développement (FID), l’agence nationale de mise en œuvre de la protection sociale à Madagascar. Une extension du projet dans certaines communes d’Amboasary est envisagée.
Photo : Unicef














