Des voix se font entendre pour remettre en cause le processus électoral en cours. Elles demandent, entre autres, le report du scrutin, la veille de la date fixée pour la démission du président-candidat Hery Rajaonarimampianina.
Des pointes d’incertitudes planent dans le microcosme politique à deux mois de la présidentielle, fixée le 7 novembre. Des candidats, et des non-candidats se positionnent pour le report de l’élection.
« Il faut reporter l’élection pour éviter le danger », lance Max Fabien Randrianirina, porte-parole du Collectif des candidats non-retenus à la présidentielle, jeudi. Il énumère plusieurs arguments pour étayer sa thèse avant de conclure par une question : « Comment arrive-t-on à des résultats transparents ? » se demande-t-il, évoquant un climat qu’il ne considère pas comme favorable.
Le Collectif des candidats recalés, composé de près de dix personnalités politiques, emboîte le pas de l’ancien président et candidat Didier Ratsiraka. Ce dernier, avec à peu près des arguments similaires, avait lancé cette demande lors d’une intervention télévisée mercredi soir.
Les instances juridiques avaient été sollicitées pour se prononcer sur des sujets autour du scrutin. Le candidat Tabera Randriamanantsoa demande l’annulation du décret de convocation des électeurs auprès du Conseil d’Etat et attend l’audience y afférente, prévue le 11 septembre. Le candidat Solo Norbert Andriamorasata avait demandé la disqualification du candidat Andry Rajoelina, ancien président la Transition. Les prétendants recalés à la course à la magistrature suprême, dont Alain Mahavimbina, avait tenté d’obtenir l’annulation de la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) de la décision de la juridiction constitutionnelle relative à la liste définitive des candidats à la présidentielle.
Maître Willy Razafinjatovo, alias Olala, compagnon de route de l’ancien Premier ministre et candidat Jean Omer Beriziky « comprend » les différentes prises de position autour de la consultation populaire. « Chacun prend ses responsabilités. On ne peut pas interdire tout un chacun d’exprimer ses idées », affirme l’avocat, rappelant le double aspect, juridique et politique, du processus électoral, avant de s’en remettre à la HCC et au Conseil d’État.
« nécessité de respecter le cadre légal »
Une partie des candidats estime pourtant qu’il est « impossible » de reporter le scrutin et qu’« un tel scénario est dangereux pour le pays », rétorque un membre influent de l’équipe du candidat Andry Rajoelina, ancien président de la Transition. Il insiste sur la « nécessité de respecter le cadre légal », poursuit-il.
Les voix discordantes à la tenue de la présidentielle prennent de l’ampleur au moment de l’attente de la démission du président-candidat Hery Rajaonarimampianina. Ce dernier devrait quitter son poste le vendredi 7 septembre en vue du premier tour du 7 novembre. Il avait promis de se plier « aux dispositions légales » lors de l’émission « Fotoam-bita » du 31 août.














