Antananarivo, 10 Décembre, 18h05 – Faire passer le message. Des habitants de la capitale se sont déplacés pour se faire entendre concernant la manière dont ils vivent situation sociale qui prévaut. La manifestation s’est déroulée sans heurts.
⭕️ »Nous luttons pour la politique du ventre. Nous avons faim et nous nous plaignons auprès de nos parents : le président de la République [Andry Rajoelina]. Nous sommes là, pas pour vandaliser mais pour exprimer notre souffrance », lance un manifestant, au micro de journalistes, ce vendredi à Analakely.
⭕️ »Nous sommes là en tant que citoyens responsables suite à l’appel des défenseurs des droits des consommateurs pour formuler nos maux aux autorités. En entendant nos voix, elles vont chercher les solutions », aspire un autre manifestant. « Nous ne sommes pas ici pour un coup d’Etat mais pour faire part qu’on ne supporte plus l’inflation actuelle », poursuit-il alors que d’autres, préfèrent marmonner entre eux pour évacuer leur frustration.
⭕️Coup d’Etat. Le mot est lâché alors que Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture, est revenue sur l’événement lors de son intervention sur la Radio nationale (TVM) en début d’après-midi. La porte-parole du gouvernement qualifie cette manifestation de mouvement « politique » et « un coup d’Etat déguisé en manifestation pour les droits des consommateurs ».
⭕️Quelques attroupements ont été aperçus près de la Mairie après quelques appels sur les réseaux sociaux à l’occasion de la Journée des droits de l’homme. Ceux-ci ont été vite dispersés par les forces de l’ordre, qui quadrillent le centre-ville. Ces derniers font valoir l’absence d’autorisation émise par la préfecture de police pour mettre fin au rassemblement.
⭕️Des manifestants ont ensuite migré du côté d’Ambohijatovo. « Nous avons fait preuve de calme pour cette manifestation pacifique pour laquelle nous n’avons pas eu d’autorisation. Les forces de l’ordre nous ont escortés jusqu’ici à Ambohijatovo pour éviter les éventuels pillages. Et j’invite tout le monde à rentrer chez eux », conclut Eugène Ratsimbazafy Rasolofoson, président du comité de défense des droits des consommateurs. Il invite les personnes venues sur place à « réfléchir à la suite de ce qu’on doit faire en tant que consommateur ».
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