Antananarivo, 11 Octobre, 12h35 – Des manques à gagner. Des industriels qui auraient voulu venir sur la Grande île pour investir ne sont finalement pas venus faute d’énergie fiable à Madagascar. Dans son interview publiée dans Le Figaro en date de ce jeudi, le président de la République Andry Rajoelina confie que “des industriels intéressés pour s’installer à Madagascar (…) ont plié bagages” en raison des problèmes d’énergie que Madagascar traverse. Le chef de l’Etat parle notamment des “industriels qui veulent quitter l’Ethiopie”.
Dans son entretien au Figaro, Andry Rajoelina reconnaît que Madagascar a “trop de défis à relever, notamment dans le domaine de l’énergie”. Afin de les relever, il se dit “ouvert à la coopération avec tout le monde”. Cela inclut la France, notamment Electricité de France (EDF), la compagnie nationale française de production et de fourniture d’électricité, avec laquelle le chef de l’Etat indique que la Grande île a un projet de barrage. Mais cela inclut également d’autres pays, Andry Rajoelina assurant “ne pas être proche de tel ou de tel pays” mais affirme vouloir “se rapprocher de tous les amis”. “Je fais partie de ceux qui construisent des ponts et non des murs”, souligne encore le Président dans son interview.
Le chef de l’Etat se dit d’autant plus ouvert à toutes les coopérations que “cela prend trop de temps pour être financé”, indique-t-il dans les colonnes du Figaro, toujours. Or, comme il l’a encore souligné dans une publication postée sur sa page Facebook jeudi, “nous sommes pressés d’augmenter la production d’électricité, et nos besoins sont immenses”. Parmi les autres pays avec lesquels Madagascar entend passer des accords figure aussi la Chine. Jeudi, le président de la République a reçu des dirigeants de la société chinoise Sany avec lesquels il a discuté de la possibilité pour Madagascar de construire une usine de fabrication de panneaux solaires














