Une session fructueuse. Réunis en session plénière à l’Assemblée nationale de Tsimbazaza, mercredi, les jeunes délégués du Parlement régional des jeunes de l’Indianocéanie (PRJIO) ont achevé leurs travaux par l’adoption unanime de deux propositions de résolution. Ces textes axés sur la sécurité maritime, la gouvernance et l’économie bleue, tracent la feuille de route d’un avenir durable pour la jeunesse des cinq îles de la région.
Les jeunes ne veulent plus seulement être consultés, mais devenir de véritables acteurs des politiques publiques environnementales et économiques. Face aux urgences géopolitiques et environnementales qui secouent le sud-ouest de l’océan Indien, les parlementaires juniors de l’Union des Comores, de Madagascar, de Maurice, des Seychelles et de La Réunion ont matérialisé leurs débats à travers deux textes majeurs.
La première résolution concerne la sécurité et la sûreté du transport maritime. Dans un espace océanique exposé à la pêche illicite, aux trafics et aux risques de pollution marine, les jeunes parlementaires réclament des mécanismes renforcés de surveillance. La deuxième résolution jette les bases d’un modèle de développement durable via l’économie bleue et la gouvernance régionale. Les délégués y défendent une exploitation raisonnée, circulaire et équitable des ressources marines. Les deux textes vont maintenant être formellement transmis à l’Assemblée nationale ainsi qu’aux ministères sectoriels concernés de chaque État membre pour examen et intégration.
Soutenant cette démarche, le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), le Dr Norbert Ibrahim Richard, a rappelé que la force de ces propositions repose sur “la liberté d’expression et l’accès à une information fiable et de qualité”. Un constat partagé par l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, et par l’ambassadeur des Comores, Caabi El Yachroutu Mohamed, qui voient dans l’adoption de ces résolutions un puissant vecteur de cohésion diplomatique et de fraternité régionale














