Près du tiers des districts de Madagascar ne disposent toujours pas de stations-service. Selon l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), 38 des 119 districts du pays restent totalement dépourvus de points de distribution de carburant. Cette situation met en évidence les difficultés d’accès aux produits pétroliers dans plusieurs régions enclavées de la Grande île. Le constat a été présenté mercredi par le directeur général de l’OMH, Cydolain Raveloson, lors de la présentation de la Lettre de politique de l’aval pétrolier devant la presse.
Pour le DG de l’organe de régulation du secteur pétrolier aval, ces “zones blanches” doivent désormais devenir une priorité pour les autorités et les opérateurs du secteur pétrolier à Madagascar. “Il convient de cibler ces zones mal desservies qui ne disposent ni de stations-service ni de points de vente de proximité”, explique le DG de l’OMH. Ces localités sont souvent confrontées à plusieurs obstacles, comme l’enclavement, le mauvais état des routes, l’insécurité ou encore le faible accès à l’énergie. Autant de facteurs qui freinent les investissements des grandes compagnies pétrolières.
341 stations-service recensées
Face à cette absence de stations-service dans plusieurs districts malgaches, l’OMH plaide pour la mise en place de mesures incitatives afin d’encourager les opérateurs locaux à investir dans la distribution de carburant. L’objectif est de permettre un meilleur approvisionnement en gasoil, essence et pétrole lampant dans les zones délaissées par les majors pétrolières.
Sur son site internet, l’OMH recense actuellement 341 stations-service réparties entre les quatre principaux distributeurs de carburant à Madagascar. Le réseau le plus étendu est celui de Jovena, avec 116 stations-service implantées à travers le pays. Vivo Energy Madagascar (Shell) et TotalEnergies disposent respectivement de 78 et 76 stations-service. Galana compte, pour sa part, 71 stations réparties sur le territoire national. Cette répartition illustre les disparités dans l’accès aux infrastructures pétrolières entre les grandes villes et les districts plus isolés.
Attirer davantage d’investisseurs
L’ouverture du marché pétrolier malgache constitue l’un des axes majeurs de la Lettre de politique de l’aval pétrolier. L’OMH souhaite stimuler la concurrence dans l’importation, le stockage, le transport et la distribution des carburants à Madagascar.
Selon Cydolain Raveloson, le développement du secteur passera également par l’attraction d’investisseurs nationaux et étrangers. Pour cela, l’Office estime nécessaire de renforcer le cadre réglementaire et juridique afin de sécuriser les investissements dans les infrastructures pétrolières.
La promotion des partenariats public-privé (PPP) apparaît essentiel pour développer les infrastructures de stockage et de distribution, qu’il s’agisse de dépôts pétroliers, de stations-service et de points de distribution dans les zones isolées de Madagascar.















