“Nous brûlons de l’argent” et “cela fait mal”. L’Etat ne semble avoir d’autres solutions d’urgence et à très court terme pour réduire le délestage que de faire fonctionner les centrales thermiques. Pour la énième année, il décide de creuser au fond de ses poches pour subventionner la Jirama de façon à ce que celle-ci puisse acheter les carburants. Pour le président de la République, cet argent sera, entre autres, retiré du budget destiné aux écoles. Et “cela fait mal”, regrette-t-il. La seule autre solution trouvée est de provoquer des pluies de façon artificielle toutes les fois que la météo le permet. Extrait des déclarations présidentielles faites à Ambohimanambola ce mercredi 30 octobre.
L’Etat propose deux solutions d’urgence contre le délestage : les pluies provoquées toutes les fois que la météo le permet, et les centrales thermiques qui fonctionnent au fuel lourd et au gasoil. Cela nécessite beaucoup d’argent, mais l’Etat est prêt à sacrifier certains secteurs. Au grand regret du président de la République, Andry Rajoelina.
“Sur le court terme, pour supprimer le délestage, et je m’adresse au directeur général et au ministre, si nous utilisons les TAC (turbines à combustion), nous dépensons 300 millions d’ariary par jour. Alors que la nature nous a gâtés. Souvent, la météo nous permet de provoquer des pluies de façon artificielle. Provoquer des pluies de façon artificielle coûte 40 millions d’ariary. Donc, que faire: dépenser 40 millions pour provoquer des pluies de façon artificielle ou dépenser 300 millions d’ariary pour du gasoil. Donc, ce que l’on va faire, monsieur le ministre, monsieur le directeur général, toutes les fois que nous pouvons provoquer des pluies de façon artificielle, nous devons le faire. Je viens de demander à la météo. Et si je ne me trompe pas, monsieur le ministre, le 31, aujourd’hui ou demain, en tout cas, ce week-end, la météo est favorable pour provoquer des pluies de façon artificielle. Donc, nous allons le faire. Pour réduire le délestage, nous allons utiliser tous les groupes. Tous les opérateurs sont là: nous devons utiliser au maximum le fuel lourd pour faire tourner [les centrales thermiques] et arrêter le délestage. Donc, nous allons, une fois de plus, réduire le budget pour les écoles, pour confectionner les tabliers, parce que nous allons acheter des carburants. Cela fait mal. Parce que nous brûlons de l’argent. Nous brûlons de l’argent. C’est pourquoi nous devons voir tous ces projets. On va les utiliser, nous avons un certain nombre de groupes qui fonctionnent, nous allons les visiter tout à l’heure. Mais nous allons aussi utiliser les groupes qui fonctionnent au gasoil pour en finir avec le délestage. L’Etat va vous aider, vous à la Jirama, ce n’est pas grave. Nous allons voir ce qui peut être mis de côté dans les dépenses publiques pour qu’il n’y ait pas de délestage à Antananarivo.
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