« Les efforts que l’on va faire, à l’heure où l’on parle, c’est d’améliorer le niveau de vie des Malgaches dans tous les secteurs.
Mais qu’est-ce qui fait chuter aussi notre PIB par habitant ? C’est aussi une chose que je voudrais dire.
Si un père de famille a augmenté les revenus de son ménage, c’est-à-dire, à multiplié par deux les revenus de son ménage, grâce à ses propres efforts.
Mais si la mère de famille ne travaille pas. Or, les enfants se multiplient et grandissent. Les dépenses augmentent.
Évidemment, si vous divisez cela [les revenus] par le nombre des membres de la famille, la famille restera toujours pauvre.
C’est une explication simple de l’économie.
Cela veut dire quoi? Si un ménage est pauvre, mais a beaucoup d’enfants, et c’est ce que je vois à chaque fois que je vais dans le Sud.
La mère a un enfant atteint de malnutrition, celui-ci est malade et est pris en charge au sein des Centres de réhabilitation nutritionnelle que nous avons mis en place.
Il est atteint de malnutrition aiguë, grave. Elle, pourtant, est enceinte. Son autre enfant doit encore être porté.
Et elle a encore trois enfants à la maison. Leur éducation laisse à désirer. Elle n’a pas les moyens de se soigner. Ni les moyens de subsister.
Si une famille est pauvre, ne recourt pas à la planification familiale, j’ai envie de poser une question: à qui la faute?
Au père de famille qui a mis beaucoup d’enfants dans le ventre de la femme? Ou à la femme qui ne travaille pas? Ou au chef de fokontany? Ou au maire? Ou au président de la République? C
’est une question de réflexion que je pose. C’est facile de jeter le blâme sur les autres.
Mais la pauvreté que vit le pays, tout le monde en est responsable. Faire des reproches n’est pas convenable.
Mais ce que nous pouvons faire, par contre, c’est ce que nous faisons déjà : améliorer la croissance, soutenir les paysans, trouver des solutions.
Arrêtons de nous blâmer les uns les autres. Ceux qui travaillent doivent être encouragés, et surtout soutenus dans le travail qu’ils entreprennent.
C’est pourquoi je dis : regardez d’abord ce qu’il y a au sein de votre foyer, regardez devant votre porte.
Si c’est sale, n’attendez pas le président de la République pour nettoyer votre domicile.
Apprenez aux gens à faire le ménage chez eux d’abord. Plutôt que de nous faire des reproches.
Mais je crois et je suis sûr que malgré tous ces problèmes, et c’est pourquoi nous misons sur le planning familial.
Nous recourons à la planification familiale, pour que les grossesses soient désirées, pour que les enfants qui naissent soient des enfants souhaités.
Les gens jettent leurs enfants dans les bacs à ordures. Oui, on jette les enfants dans les rues.
Et si des gens ont des enfants, et les jettent, est-ce la faute du président de la République?
S’il ne pleut pas, si les pluies ne tombent pas à cause du changement climatique, à qui la faute?
Mais nous, en tant que responsables, nous faisons des efforts. Nous ne baisserons pas les bras face aux mots de découragement.
Et c’est ce à quoi j’exhorte chacun d’entre vous, en tant que ministre. Nous allons travailler dur.
Je crois et je suis sûr que nous allons faire tous les efforts dans ce pays. Le pays n’a pas besoin de troubles.
Voyez la croissance à l’époque de la Covid. La Covid est passée pendant quelques mois, les gens n’ont pas travaillé, la croissance est descendue à -7%.
Ce que je veux vous dire, c’est que la population ne supportera plus, et la population ne mérite plus des troubles.
Les troubles n’ont pas leur place ici. Les Malgaches ne méritent pas des troubles.
Nous avons notre feuille de route pour sauver le pays. Cela est clair. Notre programme d’action est clair.
Les gens qui pensent semer des troubles, encourager des troubles, inciter aux troubles dans ce pays ne sont pas des patriotes.