Antananarivo, 11 Août, 15h30 – Une longue série de projets visant à améliorer l’approvisionnement en eau est en cours de déploiement. C’est ce que la Jirama annonce dans un communiqué de presse ce lundi. Les travaux concernent le remplacement des groupes électropompes. “Toutes les stations de pompage et de distribution d’eau d’Antananarivo en sont les cibles. L’entreprise en charge du projet a déjà effectué un état des lieux des infrastructures afin de mener à bien les travaux, qui débuteront prochainement”, indique la Jirama dans son document.
Vendredi, en marge de la remise de camions-citernes à la Jirama, le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Lalaina Andrianamelasoa, a déjà prévenu la population de la capitale d’une éventuelle perturbation dans la distribution d’eau. En pleine phase de rénovation des infrastructures vétustes, certaines âgées de plus de 50 ans, la capitale traverse un chantier d’envergure. Le ministre rappelle que les travaux en cours, combinés à la période d’étiage à venir, entraîneront inévitablement des coupures temporaires. “On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs”, a-t-il lancé, invitant la population à s’armer de patience.
La Jirama, appuyée par la Banque mondiale via le Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP), multiplie les chantiers. À Mandroseza, la rénovation complète de la station de traitement d’eau est engagée, avec l’ajout d’une unité complémentaire. En parallèle, 64 kilomètres de conduites d’eau dans la capitale seront remplacés, afin de rétablir un réseau qui ne couvre plus aujourd’hui que 60 % de la zone urbaine. D’autres initiatives sont en cours comme l’extension de Mandroseza III pour produire 40 000 m³ d’eau supplémentaires par jour, construction d’une nouvelle station à Amoronakona d’une capacité de 50 000 m³ et exploitation accrue des forages, dont 24 sur 35 sont déjà opérationnels.
Le déficit de production d’Antananarivo, estimé à 100 000 m³ par jour, s’explique par la vétusté des installations, la hausse démographique et les vols sur les réseaux. Face à cette situation, le ministère a déployé de nouveaux camions-citernes 4×4 capables d’atteindre les zones les plus reculées et de distribuer directement l’eau, même en l’absence de bornes-fontaines. L’objectif est de limiter l’impact des coupures sur les foyers, tout en assurant un approvisionnement minimal pendant les travaux et les périodes de sécheresse.
Pour les habitants, la promesse est double car à court terme il s’agit d’un dispositif de secours plus efficace grâce aux camions-citernes et à long terme, une amélioration notable de la qualité et de la quantité d’eau distribuée. Mais le ministre prévient que la transition ne se fera pas sans heurts. Les travaux, lourds et indispensables, nécessitent ainsi des sacrifices temporaires.














