Antananarivo, 24 Novembre, 8h45 – L’écosystème entrepreneurial en pleine maturation. Bien que le décalage statistique en termes de création d’entreprise reste criant, la chaîne de valeur de l’accompagnement des entreprises à Madagascar commence à se structurer. Un constat du directeur exécutif du Centre d’excellence en entrepreneuriat (Ceentre), Riveltd Rakotomanana, qu’il a partagé mercredi lors d’une rencontre avec la presse, organisée dans le cadre de la célébration de la Semaine mondiale de l’Entrepreneuriat.
Cette chaîne de valeur de l’accompagnement des entrepreneurs est composée de plusieurs étapes essentielles, rappelle-t-il. Elle part de la sensibilisation, qui vise à informer les jeunes sur les alternatives au fonctionnariat et au salariat classique, afin qu’ils s’orientent vers la création d’entreprise. Vient ensuite la préincubation durant laquelle l’entrepreneur explore et valide l’idée de projet nécessaire à son lancement. S’en suit l’incubation marquée par la structuration de l’entreprise avec le produit ou le service à commercialiser sur le marché. Et enfin l’accélération qui est la phase où l’entreprise est déjà pérenne et vise une croissance rapide et une mise à l’échelle, expose Riveltd Rakotomanana.
Madagascar compte actuellement moins d’une quarantaine de structures d’accompagnement en entrepreneuriat (SAE). Une avancée notable est déjà constatée sur le volet sensibilisation, notamment grâce aux influenceurs et aux programmes de sensibilisation menés dans les écoles et les universités. Les difficultés apparaissent toutefois dès la préincubation, et s’accentuent particulièrement dans l’accélération d’entreprises, note le directeur exécutif du Ceentre. Par ailleurs, certaines SAE déclarent faire de l’accélération. Mais elles ne correspondent pas toujours aux règles de cette fonction, qui exige que l’entreprise dispose déjà d’un modèle d’affaires établi et stable, regrette-t-il.
Les Partenaires techniques et financiers (PTF) ont déjà pris conscience du potentiel d’action au niveau des SAE, notamment les incubateurs, les accélérateurs et les Chambres de commerce et d’industrie. Un effort accru reste toutefois nécessaire pour développer l’écosystème entrepreneurial du pays, insiste Riveltd Rakotomanana.
Aussi, pour appuyer les entités et projets entrepreneuriaux, le Ceentre propose un accompagnement structuré destiné aux SAE, établissements scolaires et universitaires, entreprises et institutions. L’offre inclut des diagnostics organisationnels, un accompagnement personnalisé, un renforcement de compétences et lE développement de programmes adaptés. Et ce, dans l’objectif de professionnaliser les structures d’appui et améliorer la qualité des services offerts aux entrepreneurs.














