Un officier général spécialiste du génie militaire pour piloter la reconstruction de Toamasina. Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la création d’une unité de coordination chargée de piloter la reconstruction de la Ville du Grand Port ce samedi. Cette structure sera dirigée par le Général Heritiana Razafindratovo Ramasy, ancien commandant de l’Académie militaire, ancien secrétaire général du ministère en charge des Forces armées et qui a fait une grande partie de sa carrière dans le corps du génie militaire.
Selon le président de la Refondation, le Général Heritiana Razafindratovo Ramasy dispose de l’expérience et du leadership nécessaires pour conduire ce chantier de reconstruction. La mission exigera “de la fermeté et de l’efficacité”, souligne le chef d’Etat dans son discours au cours d’une séance de travail avec les responsables locaux mais aussi les représentants des différents bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers. “Il ne s’agit pas de verser dans de la dictature mais plutôt d’aller vite parce que la population de Toamasina compte sur nous”, poursuit-il.
La nouvelle structure aura pour mission d’assurer la coordination des interventions publiques et des contributions des partenaires techniques et financiers engagés dans la remise en état de la ville. Elle devra également assurer le suivi des projets de réhabilitation des infrastructures essentielles, faciliter la relance des activités économiques et portuaires et veiller à ce que les actions engagées répondent aux besoins des populations sinistrées.
Mais au-delà de la reconstruction, les autorités affirment une ambition plus large. “La reconstruction de Toamasina ne doit pas être envisagée comme un simple retour à la situation antérieure”, souligne le Colonel Michaël Randrianirina. “Elle doit être une opportunité d’engager une reconstruction plus résiliente, plus moderne et plus inclusive, capable de préparer la ville aux défis climatiques et économiques des prochaines décennies”, poursuit-il.
La mise en place de cette structure intervient plus de trois semaines après le passage du cyclone Gezani, qui a provoqué d’importantes destructions à Toamasina et dans les zones environnantes, habitations endommagées, infrastructures publiques fragilisées, activités économiques perturbées et des milliers de familles touchées. Mais à en croire le Colonel Michaël Randrianirina, il fallait d’abord se concentrer sur les réponses d’urgence, notamment les aides humanitaires, la sécurisation des populations vulnérables, la réhabilitation de certaines infrastructures essentielles














