Antananarivo, 13 Septembre, 11h52 – Alors que l’inauguration du nouvel espace de Hakanto Contemporary bat son plein, en conférence de presse, le 12 septembre, Joël Andrianomearisoa déclare que « ce lieu est important parce qu’il veut remettre les artistes dans la discussion. Un élan qui veut briser l’oubli dans lequel on a tenu les artistes ». Une manière pour le manitou de Hakanto de prendre le milieu culturel à l’envers, et parlant de l’esthétique du lieu, l’homme ne fait pas les choses à moitié.
Avec ses 3 000 m² de murs nus, un design de hangar, presque de marché, le béton à l’air, des taches de ciment, Joël Andrianomearisoa étonne car il bouscule avec ce nouvel espace. Et tout, dans les œuvres de cette saison inaugurale, prend l’art par les pieds, par les tripes, à la manière de cette exposition monographique de Jessy Razafimandimby intitulée « Le corps des volants à six étages » où la complexité des émotions portées par des formes et figures amalgamées en dérouterait plus d’un. Et pourtant, derrière chaque exposition, de Alexandre Gourçon, et son « Avec elles », à « The Grief » de Aude Onivola Rajaona, une seule grille de lecture répercutée à l’infini « Histoires de famille ».
L’ouverture des portes au grand public se déroulera le 14 septembre. L’exposition qui est une « saison » entière durera, elle, jusqu’en mars 2025. De quoi offrir aux amoureux de l’art et de la culture l’occasion de perdre ou de se retrouver dans ce dédale immense dédié à l’art contemporain.
Photo : Hakanto Contemporary














