ATSIMO ATSINANANA – « Personne n’a donné les ordres ni les consignes pour la capture des évadés de Farafangana », assure le ministre de la Justice
Antananarivo, 27 Août, 19h30 – Johnny Andriamahefarivo, ministre de la Justice, fait le bilan des premiers éléments qu’il a collectés lors de sa descente à Farafangana. Il avait fait partie d’une délégation gouvernementale venue sur place pour s’enquérir de ce qui s’est passé lors de l’évasion des détenus de la maison centrale de Farafangana suivie d’une poursuite meurtrière dimanche.
Selon le ministre de la Justice, les tirs provenant des éléments des forces de l’ordre relevaient de la seule initiative de certains éléments sur le terrain, « face à l’ampleur de la violence et des affrontements ». « Personne n’a donné les ordres ni les consignes pour la capture des évadés », précise-t-il. « L’OMC (organe mixte de conception) n’a pas été contacté », ajoute-t-il encore. « Ce qui comptait pour les éléments des forces de l’ordre sur le terrain, c’était de rétablir l’ordre public et capturer ceux qui pouvaient l’être afin de ramener les détenus en prison », poursuit-il.
Dans son rapport effectué au cours d’une conférence de presse à Faravohitra ce jeudi, le Garde des sceaux indique que ceux qui avaient dirigé la mutinerie avaient déjà commencé à faire preuve de violence dans la prison où ils ont obligé leurs pairs à les suivre en les menaçant avec des pierres.
Johnny Andriamahefarivo a également mis l’accent sur le faible nombre des agents pénitentiaires chargés de la surveillance de la prison. « Ils n’étaient que quatre », indique-t-il, « avant d’être rejoints par le chef d’établissement qui habite à côté de la prison ». Les agents pénitentiaires ne faisaient pas non plus partie de ceux qui se sont lancés à la poursuite des évadés, souligne-t-il. « Où étaient-ils, je ne sais pas », conclut le ministre.
Le dernier bilan disponible auprès de la direction régionale de l’administration pénitentiaire fait état de 23 morts, dont 20 lors des affrontements et trois des suites de leurs blessures. 45 évadés ont été capturés vivants, tandis que 20 autres sont encore en fuite.
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Nanao ny tatitra voalohany momba ny diany tany amin’ny renivohitry ny faritra Atsimo Atsinanana i Johnny Andriamahefarivo, minisitry ny Fitsarana, taorian’ny lositra faobe nitranga tao amin’ny fonjan’i Farafangana.
Nambaran’ny mpitahiry ny tombon-kasem-panjakana nandritra ny fihaonany tamin’ny mpanao gazety tao Faravohitra androany alakamisy fa « tsy nisy tompon’andraiki-panjakana nibaiko na nanome toromarika ireo mpitandro ny filaminana hitifitra » ka nahafaty ireo voafonja nitsoaka sasany. « Ny hamerina ny filaminan’ny vahoaka sy ny hisambotra izay azo samborina », hoy izy no « nibahan-toerana tao amin’ireo mpitandro ny filaminana ». Nomarihin’ny minisitra fa « noho ny hahenjanan’ny herisetra sy savorovorovo nisy teo, hono, no nahatonga izany fitifirana izany ».
Raha ny tatitra nivoaka farany dia tafiakatra 23 ny isan’ireo gadra nitsoaka namoy ny ainy: 20 nandritra ny fifandonana ary ny telo noho ny ratra nahazo azy. 45 no efa azo sambo-belona ka tafaverina any am-ponja. 20 kosa no mbola karohina amin’izao fotoana izao.
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