Antananarivo, 2 Janvier, 13h30 – Madagascar présente un profil économique avec des performances contrastées selon les secteurs. C’est dans les services financiers et la création d’entreprises que la Grande île enregistre ses meilleures performances, selon le rapport B-Ready 2025 de la Banque mondiale. La deuxième édition de ce rapport d’évaluation du climat des affaires et des investissements à l’échelle mondiale a été publiée vers la fin du mois de décembre de l’année dernière.
La méthodologie du B-Ready repose sur trois piliers que sont le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle. Mais au-delà de la performance des économies dans chacun de ses piliers, ce rapport présente également la performance des pays évalués dans 10 thématiques qui correspondent aux différentes phases du cycle de vie d’une entreprise et de sa participation au marché.
Madagascar enregistre sa meilleure performance dans les “services financiers”. La Banque mondiale lui a attribué un score de 61,32 sur 100 dans ce volet, indiquant une relative accessibilité ou une structuration correcte du cadre lié aux services financiers par rapport aux autres indicateurs nationaux.
La deuxième performance du pays est dans la création d’entreprise, avec un score de 53,48 sur 100. Ce qui suggère que les procédures pour lancer une activité dans la Grande île sont modérément facilitées.
Madagascar rencontre toutefois des difficultés significatives dans plusieurs domaines structurels. C’est le cas pour l’accès à l’immobilier d’entreprise et aux infrastructures de base, dans lequel le pays avait obtenu un score de 40,61 sur 100. Pareil pour le commerce international et le règlement des différends, où les scores de Madagascar sont respectivement de 48,35 et 45,62 sur 100.
Les faiblesses critiques de la Grande île sont dans la concurrence sur le marché (35,6 sur 100) et l’insolvabilité des entreprises. Ces volets représentent les freins les plus lourds au développement du secteur privé, si l’on s’en tient à ce rapport de la Banque mondiale.
L’Economic development board of Madagascar (EDBM) qui a livré ses appréciations sur ce rapport souligne la nécessité pour Madagascar de prendre des dispositions visant à améliorer la compétitivité de son secteur privé, attirer les investissements et stimuler une croissance inclusive. Le pays devra renforcer la qualité de ses services publics, en particulier les infrastructures et les administrations utilisées par les entreprises.
Madagascar aura aussi à simplifier et rendre plus efficientes les procédures opérationnelles notamment au regard de l’accès au marché et à la concurrence. Cette agence de promotion des investissements suggère aussi d’améliorer la cohérence entre les textes légaux/réglementaires et d’assurer leur application concrète et effective sur le terrain.














