Antananarivo, 10 Mai, 8h35 – Une disposition qui serait approuvée par le “gendarme de la finance”. Le Fonds monétaire international (FMI) aurait été convaincu qu’il n’est pas nécessaire pour l’État de proposer une loi de Finances rectificative, confie jeudi soir la ministre Rindra Rabarinirinarison. Cette décision de ne pas modifier en cours d’année les dispositions de la loi de Finances initiale avait déjà été annoncée en Conseil des ministres, mercredi.
Selon la ministre, cette institution de Bretton Woods a suivi de près les données générales de l’équilibre budgétaire du pays, notamment lors de la deuxième revue du programme lié à la Facilité élargie de crédit (FEC). En s’appuyant sur les calculs des autorités locales, les représentants du FMI auraient estimé qu’il n’est pas nécessaire d’ajuster le budget, afin de ne pas retarder l’exécution des programmes prévus par le budget initial.
La ministre des Finances souligne que l’élaboration d’une implique une suspension temporaire de l’exécution budgétaire, ce qui pourrait ralentir la mise en œuvre des projets déjà inscrits dans la loi de finances initiale.
Elle rappelle que le budget rectificatif vise à réajuster en cours d’année les prévisions budgétaires pour équilibrer recettes et dépenses. Plusieurs facteurs sont pris en compte dans cette décision, dont le principal est le niveau des recettes publiques durant les cinq premiers mois de l’année. Selon elle, les résultats actuels sont proches des prévisions établies en début d’année.
Il en va de même pour les financements non intégrés dans la loi de finances initiale et qui doivent y être inscrits. Or, selon la ministre, “tout ce que nous allons recevoir cette année — la FEC, la FRD, ainsi que les appuis budgétaires de la Banque mondiale ou de la Banque africaine de développement — est déjà planifié dans la loi de finances initiale”, rassure-t-elle.
Rindra Rabarinirinarison affiche ainsi son optimisme quant à l’atteinte des objectifs fixés par la loi de finances initiale, malgré un climat mondial incertain. Elle rappelle qu’une loi de finances rectificative permet d’ajuster la politique économique et budgétaire en fonction de la conjoncture.














