Antananarivo, 24 Juin, 16h27 – Le budget rectificatif fait l’unanimité au sein de la majorité. Ils étaient 94 députés sur 103 à avoir adopté sans aucun amendement le projet de loi de finances rectificative (PLFR) ce mercredi. Seuls les neuf élus du parti Tiako i Madagasikara (TIM) se sont abstenus de voter.
Ce budget rectificatif est devenu nécessaire après « la survenance d’événements non pris en compte lors de l’élaboration de la loi de finances initiale (LFI) 2020 », indique l’exposé de motif du projet. Les priorités du Gouvernement s’en sont ainsi trouvées « redéfinies de façon substantielle ». Le texte parle, entre autres, « du changement de la structure gouvernementale, de l’état de sinistre national constaté après les inondations de janvier 2020, ainsi que de l’état d’urgence sanitaire induit par la pandémie de Covid-19 ».
En raison de ces événements, les prévisions macroéconomiques ont connu des révisions importantes. Le taux de croissance prévu à 5,5% dans la LFI passe ainsi à 0,8% dans la LFR. Celle-ci prévoit également une baisse importante des recettes fiscales ainsi qu’une hausse considérable des dépenses, notamment celles liées aux secteurs sociaux.
Selon le PLFR, les recettes fiscales et les recettes douanières sont prévues connaître des baisses respectives de 1272.60 milliards d’Ariary et de 585,6 milliards d’ariary. Les dépenses, quant à elles, sont prévues augmenter de 3,6%. Les dons courants devraient également augmenter de 564,2 milliards d’ariary, selon le PLFR.
Un montant de 70 milliards d’ariary est également prévu pour être affecté au budget de solde des ministères en charge de l’Education et de la Santé publique. Une partie de cette somme, 58 milliards d’ariary, devrait servir à « satisfaire les revendications syndicales du personnel du ministère de l’Education ». Une autre partie, 12 milliards d’ariary, servira à « indemniser le personnel de santé dans la lutte contre l’expansion de la Covid-19 ».














