Antananarivo, 2 Novembre, 7h45 – Un motif de réjouissance pour les agents publics. L’Etat entend investir dans le pouvoir d’achat et la sécurité de carrière de ses agents, en prévoyant une revalorisation générale des salaires des fonctionnaires ainsi que des primes ciblées pour les métiers clés comme l’éducation, la santé ou encore la sécurité. La masse salariale est ainsi prévue passer à 4 852,76 milliards d’ariary en 2026, soit une hausse de 1 006,36 milliards d’ariary, représentant une augmentation de 26,16% par rapport à 2025, selon le projet de loi de finances 2026.
Le nouveau Gouvernement indique avoir engagé une “politique salariale orientée vers la justice, la reconnaissance et la performance”. Il s’agit, selon le projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026, de montrer “la place accordée par l’Etat à son capital humain, moteur essentiel de la performance publique et du développement national”. Dans un contexte où l’on parle de “sobriété budgétaire”, l’idée est alors de “concilier exigence budgétaire, attractivité de la fonction publique et refondation des valeurs du service public”.
Diverses mesures sont ainsi prévues dans le projet de loi de finances 2026, allant de la revalorisation générale des salaires à l’amélioration des indemnités spécifiques pour certains métiers. Cela concerne notamment l’augmentation de l’indemnité de craie pour le personnel enseignant, “en reconnaissance du rôle central de l’éducation dans la construction du capital humain national”, ou encore l’indemnité de risque pour le personnel de la santé en reconnaissance de “leur dévouement et leur rôle vital dans la santé publique”.
Mais ce sera également le cas des indemnités de logement pour les agents civils et militaires, dont le montant mensuel actuel “ne correspond plus aux réalités socio-économiques du pays”. La rubrique indemnitaire 508 sera par ailleurs intégrée dans la solde de tous les agents. Pareil pour les indemnités de sujétion et d’astreinte qui sont prévues être intégrées dans la solde des contractuels du ministère de la Justice.
Parallèlement plusieurs actions sont prévues dans ce PLFI, afin d’améliorer l’équité, la stabilité de carrière et la dotation en personnel. Elles incluent l’intégration progressive dans le corps des fonctionnaires des agents contractuels (EFA et ELD) ayant plus de six années de service effectif. L’Etat prévoit également la création et mandatement de 13 274 nouveaux postes budgétaires pour répondre aux besoins des secteurs prioritaires, qui nécessitent le remplacement partiel des départs à la retraite et autres sorties. Les reclassements et validation des services sont aussi prévus l’année prochaine.
Avec ces dispositions, l’Etat espère “renforcer la motivation, la dignité et la fierté d’appartenance des agents de l’État, pour bâtir une administration performante, responsable et au service du citoyen”. L’idée est aussi d’assurer “la soutenabilité des finances publiques à moyen terme par une allocation efficiente et prévisionnelle des ressources humaines”.














