Antananarivo, 23 Septembre, 8h32 – Un énorme gâchis. Le ministre de l’Eau, de l’hygiène et de l’assainissement, Fidiniavo Ravokatra, fait état d’une perte économique annuelle de 300 milliards de dollars avec le mode de gestion actuel de l’eau. Il étaie sur la base d’un coût économique de l’eau qui revient à 1 dollar par m3 et et d’une estimation annuelle d’un volume s’élevant à 332 milliards de m3 des ressources en eau superficielle renouvelable pour un indice d’exploitation de l’eau à seulement 5%.
Le ministre Fidiniavo Ravokatra met en avant une abondance des ressources en eau bien que leurs répartitions géographiques soient disparates, lors de la la cérémonie d’ouverture de la Foire internationale de l’agriculture (FIA) jeudi. Il a notamment souligné l’insuffisance de la capacité de stockage de l’eau pour la Grande île.
La nécessité de développer la capacité de stockage naturel des lacs et des zones aquifères avait déjà été soulignée dans la comptabilisation du capital naturel et valorisation des services de l’écosystème sortie en 2016. L’idée est de répartir équitablement l’accès à l’eau selon les besoins et transférer l’eau recueillie pendant les mois pluvieux. A l’époque, la capacité de stockage était à moins de 500 millions de m3, celle des lacs artificiels s’élevait à environ 429 millions de m3.
Le développement de l’accès à l’eau, la protection, la conservation et la valorisation figure parmi les axes stratégiques des actions du ministère en charge de l’Eau, rassure le ministre Fidiniavo Ravokatra. D’ailleurs, « l’utilisation quotidienne de l’eau ne se limite pas au seul usage de l’alimentation en eau potable mais également et surtout pour l’agriculture et l’élevage », lance-t-il. Il avance que Madagascar tend vers un système à multiusage de l’eau. Ceci se fait entre autres à travers la collecte de l’eau pluviale, la gestion rationnelle des eaux souterraines, ou encore la désalinisation.
Photo : Présidence de la République














