Antananarivo, 29 Septembre, 19h48 – Pas une seule plainte reçue par les gendarmes jusqu’à aujourd’hui. Selon le général Serge Gellé, secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie, la gendarmerie n’a pas encore reçu de plainte de particuliers victimes de dégâts suite à l’utilisation de carburant frelaté jusqu’à aujourd’hui.
« Comment pouvons-nous aider les victimes si celles-ci ne viennent pas dire ce qui leur est arrivé », questionne le SEG en marge d’une cérémonie militaire à Ivato ce jeudi. « Dites ce qui vous est arrivé afin de bénéficier de vos droits lorsque l’affaire sera jugée », poursuit l’officier général. « Vous ne pourrez pas jouir de vos droits si vous n’êtes pas dans la procédure légale », insiste-t-il.
Le SEG invite à nouveau les victimes de dégâts matériels dus à du carburant frelaté à déposer leurs plaintes auprès de la gendarmerie. « Passez par les gendarmeries, à Tana si vous êtes à Tana et à Toamasina si vous êtes à Toamasina », exhorte le SEG. « Faites constater les dégâts par un mécanicien et notez la station où vous avez acheté le carburant puis portez plainte », poursuit-il. C’est uniquement de cette façon que vous pourrez bénéficier de dédommagement, explique-t-il.
Le général se désole que les victimes se contentent de se plaindre sur les réseaux sociaux au lieu de porter plainte. « Les réseaux sociaux sont des lieux où on partage ses idées et non un espace où peut faire des enquêtes », explique le SEG. « Les portes de la gendarmerie sont ouvertes », conclut-il.
Au niveau des enquêtes la gendarmerie indique avoir déjà identifié les principaux responsables du frelatage du carburant. « On connait les responsables et de nombreuses personnes sont encore recherchés », précise le SEG sans donner plus de détails.
Depuis le début de l’affaire, la gendarmerie a déjà procédé à une dizaine d’arrestations principalement à Toamasina. L’Office malgache des hydrocarbures a déjà fermé plusieurs stations-services suite à des descentes menées au cours de cette semaine.














