La State Procurement of Madagascar (SPM) va mettre temporairement 20 000 m³ de gasoil à la disposition des compagnies pétrolières et prévoit de leur en vendre 40 000 m³ supplémentaires. Un accord en ce sens a été signé ce jeudi à Ampandrianomby entre l’organisme public et les opérateurs pétroliers, afin de sécuriser l’approvisionnement du marché après que le Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) n’a pas pu décharger son gasoil face à la tension logistique signalée sur le stockage.
“20 000 m³ seront mis à disposition des pétroliers et seront restitués à l’arrivée de leurs navires. Mais ceux-ci pourraient avoir un léger retard. Nous allons donc leur vendre 40 000 m³ de gasoil afin d’éviter tout risque de pénurie”, explique Guillot Ramilison, directeur général de la SPM. Cette situation est notamment due aux capacités limitées du terminal pétrolier de Toamasina. Le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) avait récemment importé du gasoil pour approvisionner le marché local, mais le produit n’a pas pu être déchargé faute de bacs de stockage disponible.
Le 12 août, deux tankers sont arrivés presque simultanément au port de Toamasina. Le Sunda 1, affrété par la SPM, transportait du gasoil destiné à la Jirama tandis que le Tormeva, affrété pour le compte des opérateurs pétroliers, transportait du supercarburant, du pétrole lampant et du gasoil destinés au marché local. Selon Marc Renauld, directeur général de Galana, la priorité a été donnée au déchargement du navire de la SPM, ne laissant pas suffisamment de capacité disponible pour décharger le gasoil transporté par Tormeva. Le navire qui avait à bord environ 50 000 tonnes de gasoil avait dû être réacheminé vers une autre destination.
La SPM justifie son intervention par la nécessité d’éviter une rupture d’approvisionnement pendant l’attente de l’arrivée des prochains navires des opérateurs pétroliers. “Lorsque nous avons été autorisés à importer du carburant pour la Jirama, nous avions uniquement pensé aux besoins de la Jirama. Mais aujourd’hui, comme le navire de l’État est arrivé en premier, les navires des pétroliers n’ont pas pu entrer. C’est ce qui explique qu’une partie du carburant leur soit prêtée dans un premier temps”, poursuit Guillot Ramilison.
Cette opération intervient alors que les capacités du terminal restent limitées. “Les capacités du GRT ne sont pas suffisantes pour accueillir tous les navires en même temps”, ajoute le directeur général de la SPM.
L’accord conclu entre la SPM et les opérateurs pétroliers prévoit ainsi une réponse à court terme à la contrainte logistique. Le prêt de 20 000 m³ doit être restitué lorsque les navires des pétroliers pourront de nouveau acheminer leurs cargaisons. La vente de 40 000 m³ doit, elle, permettre de renforcer les stocks disponibles sur le marché.















