Un peu mieux. Plus de la moitié des candidats aux législatives dans la région d’Analamanga ont adhéré à la charte de bonne conduite dénommée « Toky nomena », ou parole donnée, à la veille de l’ouverture de la période de campagne électorale des législatives du 27 Mai.
Au total, 63 des 103 candidats en lice pour la députation ont signé la charte, ce le 30 avril au siège du Conseil pour le fampihavanana malagasy (CFM). Il s’agit d’une démarche visant à obtenir l’implication des prétendants aux postes de député, afin de contribuer à la tenue d’une élection propre et apaisée, mais aussi d’observer les bonnes pratiques pour les futurs élus au sein du Parlement.
Environ 35 % des candidats hésitent, ou refusent, ainsi de signer le document. Ce n’est pas tant le contenu de la Charte qui dérange la plupart des candidats récalcitrants mais plutôt le manque d’une force exécutoire. « Nous sommes prêts à signer ce document, mais nous souhaitons d’abord savoir jusqu’où peut-on appliquer le texte », confie un candidat du IIIème arrondissement.
La sempiternelle question relative aux sanctions contre les éventuels auteurs d’infractions par rapport aux dispositions de la Charte se pose toujours. Et ce, d’autant plus que les autorités avouent même leur impuissance face à certaines pratiques liées aux activités de précampagne. « Ce n’est pas nous qui allons vous juger si jamais vous ne respectez pas vos engagements, mais le peuple », lance Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive de Transparency internationale initiative Madagascar (TI-IM).
Le Comité paritaire de la Charte, tient à mettre les candidats devant leur responsabilité. « Si jamais vous déchirez l’affiche d’un autre candidat, nous le dévoilerons au grand public, par voie de presse ou sur Facebook, afin que tous les citoyens voient qu’un tel n’est pas digne des engagements qu’il a pris », soutient Ketakandriana Rafitoson. « Dès que nous recevons une plainte, nous procéderons tout de suite au recoupement de l’information. Il est vrai qu’il y a des personnes qui profèrent des mensonges », renchérit Faraniaina Ramarosaona, membre de l’Observatoire de Lutte Contre la Corruption FANDIO. Des explications qui n’ont pas convaincu les récalcitrants présents à la cérémonie de signature.
Le document renferme un ensemble de principes fondamentaux que les candidats doivent respecter avant, durant et après la campagne électorale afin de garantir une élection démocratique et paisible sur tout le territoire malgache. Parmi ceux-ci figurent le respect du « Soatoavina Malagasy » et le bannissement de toute forme de corruption, en particulier l’achat de vote et de conscience en contrepartie de la distribution de biens et d’argent, car les accusations, fondées ou pas, de corruption avaient miné la dernière élection aux légisaltives. L’invitation à la signature de la Charte ne concerne pas uniquement les candidats issus d’Analamanga mais également ceux des 21 autres régions.














