Antananarivo, 13 Octobre, 9h40 – « Il est encore possible d’améliorer la structure des prix actuels des carburants ». Les propos sont du ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Andry Ramaroson, qui annonce un audit des prix des carburants. L’objectif de l’audit, souligne-t-il, est d’arriver à « une restructuration des prix ». « Une restructuration et non une hausse », précise-t-il.
L’idée des autorités est de trouver un équilibre et ne pas continuer à laisser augmenter les dettes que l’Etat devrait aux pétroliers si les prix à la pompe sont maintenus alors que le cours du brut grimpe à l’international. Depuis que le cours du baril est reparti à la hausse, les dettes que l’Etat doit aux pétroliers se sont à nouveau accumulées. Ce passif s’élève actuellement à un peu moins de 40 milliards d’ariary, indique le ministre.
En Juin 2019, l’Etat a déjà mis en place une nouvelle structure tarifaire afin de faire baisser les prix à la pompe. Ce prix a été maintenu, même quand les cours internationaux du pétrole ont baissé. Ce qui a permis à l’Etat d’apurer ses dettes envers les pétroliers. Celles-ci s’élevaient jusqu’à 190 milliards d’ariary en Mars 2020. Avec la reprise des activités économiques au niveau mondial, le prix internation du pétrole est reparti à la hausse alors que Madagascar n’a toujours pas touché aux prix à la pompe.
À la fin de l’audit, une réunion avec les pétroliers est envisagée puis les résultats et la nouvelle structure des prix seront présentés au Conseil des ministres. « Nous allons étudier tous les scénarios possibles » confie le ministre. A l’en croire, le Fonds monétaire international (FMI), qui reste très strict sur tout ce qui est subvention de l’Etat, ne serait pas opposé à cette idée de restructuration.














