Antananarivo, 4 mai, 18h50 – Une projection de bon augure pour Madagascar, importateur de produits pétroliers ? L’offre pétrolière abondante devrait entraîner une baisse des prix mondiaux des matières premières à leur plus bas niveau depuis le début de la décennie, c’est-à-dire depuis 2020. C’est ce qui ressort de la dernière édition des Perspectives des marchés des matières premières de la Banque mondiale.
S’agissant des hydrocarbures, les prix du Brent devraient avoisiner 64 dollars le baril en 2025, soit une baisse de 17 dollars par rapport à 2024. Ils pourraient même s’établir à 60 dollars en 2026, selon le même document.
La Banque mondiale anticipe une baisse de la demande de pétrole, notamment en Chine, premier marché automobile mondial. Elle rapporte que plus de 40 % des nouvelles voitures achetées l’an dernier étaient des véhicules à batterie ou hybrides, soit trois fois plus qu’en 2021.
À Madagascar, les prix des carburants appliqués au mois M se basent sur le cours international du mois M-2, c’est-à-dire les prix à l’international deux mois auparavant. La baisse enregistrée en avril sur les marchés mondiaux, qui devrait se poursuivre en mai, pourrait donc favoriser une diminution des prix à la pompe en juin et juillet, selon les récentes déclarations du ministre de l’Énergie et des hydrocarbures.
Par ailleurs, les prix du charbon devraient également chuter de 27 % cette année, puis de 5 % supplémentaires en 2026, en raison du ralentissement de la consommation de ce combustible pour la production d’électricité dans les économies en développement. Ambatovy, entre autres, a recours à cette matière première.














