Les recherches pour retrouver des survivants s’intensifient vendredi au Venezuela presque deux jours après le double séisme dévastateur qui a fait au moins 235 morts selon un dernier bilan publié à 10h45 GMT par AFP. Le bilan, annoncé jeudi soir sur la télévision d’Etat vénézuelienne par le ministre de la Santé Carlos Alvarado a été décompté dans les hôpitaux.
Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, a fait état pour sa part de 157 personnes disparues et « plus de 200 personnes identifiées coincées dans les décombres », dans un post sur son compte Facebook. Trois Espagnols, neuf Portugais, deux Brésiliens, un Italo-vénézuélien, deux Chinois figurent parmi les morts. Un ministre espagnol a par ailleurs fait état de 99 compatriotes « disparus », sans préciser si certains étaient des bi-nationaux.
Bâtiments aplatis, montagnes de gravats où des familles en détresse tentent de retrouver des personnes ensevelies: à l’épicentre du tremblement de terre, les équipes de l’AFP ont constaté d’impressionnantes scènes de destructions qui laissent présager un bien plus grand nombre de victimes que le bilan actuel.
A titre de comparaison, des tremblements de terre de magnitude similaire ont fait plus de 200.000 morts à Haïti en janvier 2010, 73.000 morts dans le Cachemire en octobre 2005, ou encore près de 53.500 morts à la frontière Turquie/Syrie en février 2023.
La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, a décrété l’état d’urgence peu après la double secousse de magnitude 7,2 et 7,5 mercredi. D’après les données du Service géologique des Etats-Unis (USGS), le tremblement de terre de 7,5 est le plus fort depuis 1900 à avoir frappé le Venezuela, pays pétrolier de près de 30 millions d’habitants à l’économie en crise depuis des années.
Textes et AFP














