Antananarivo, 22 Juin, 10h10 – Madagascar ne veut pas négliger ces maladies que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifie de « maladies tropicales négligées » en ces temps de Covid-19. Pendant deux semaines, des équipes du ministère de la Santé publique vont sillonner 58 districts de 11 régions du pays. Ils vont effectuer une distribution massive de médicaments contre le filariose, la bilharziose et les vers intestinaux.
Selon une source auprès du ministère de la Santé, « tout le monde, à quelques exceptions près, est invité à prendre les médicaments ». Les enfants de moins de deux ans et les femmes enceintes ne sont pas concernés par la campagne. Les personnes ayant une maladie chronique ne doivent pas non plus prendre les médicaments distribués.
« Les médicaments sont ingérés aussi bien à titre préventif qu’à titre curatif », indique une vidéo de sensibilisation partagée par l’OMS. La campagne de distribution de médicaments contre ces « maladies tropicales négligées » se tient tous les ans depuis plus de 20 ans.
Parasites
Les régions concernées pour la campagne du 22 Juin au 5 Juillet se trouvent dans le Nord, le Nord-Ouest, le Sud et le Sud-Est. Il s’agit des régions de Diana, Sava, Sofia, Boeny, Melaky, Betsiboka, Atsimo Atsinanana, Vatovavy Fitovinany, Haute Matsiatra, Anosy, Ihorombe, Amoron’Imania. Les agents de santé feront du porte-à-porte pour distribuer les médicaments.
La filariose lymphatique est une maladie parasitaire transmise par les moustiques, les anophèles plus précisément à Madagascar. Elle est surtout présente dans le Nord, le Nord-Ouest et l’Est de Madagascar. Elle se présente sous forme d’œdème touchant les bras, les jambes, les seins ou même les organes génitaux. Dans les cas les plus graves, elle entraîne une dilatation et un épaississement des tissus des organes touchés, invalidant fortement le patient qui en est atteint.
La bilharziose ou schistosomiase est une maladie chronique provoquée par des vers parasites. Elle s’attrape au contact des eaux contaminées. « La transmission se produit quand les gens souffrant de schistosomiase contaminent les sources d’eau douce avec leurs excréments », souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Or, à Madagascar, plus de 1,7 millions de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre.
Photo : OMS Madagascar














