Antananarivo, 13 Décembre, 12h20 – “Améliorer notre capacité de préparation et d’intervention n’est plus une option mais une nécessité impérieuse”. Les propos sont du secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances (MEF), Iouri Garisse Razafindrakoto, durant le premier exercice de simulation (Simex) de crise, organisé par le programme Régional de préparation aux situations d’urgence et d’accès à un relèvement inclusif (Repair), ce vendredi. Un exercice ayant pour objectif de mieux armer Madagascar contre les catastrophes naturelles. Madagascar est le premier pays du programme Repair à mettre en œuvre cet exercice de simulation et servira donc de modèle à dupliquer auprès des autres pays participants, explique la directrice générale du Trésor, Mbinison Dorette Ratsiavahana.
L’un des objectifs principaux de ce SimEx est de familiariser les représentants du ministère et des divers canaux de distribution, en l’occurrence le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le Fonds d’intervention pour le développement (FID), le Fonds national de contingence (FNC) et Solidis, avec les flux de fonds suivant une demande de déboursement du gouvernement.
Il a d’ailleurs été exposé lors de cette séance qu’il est primordial pour les pouvoirs publics d’être en mesure de se procurer et de distribuer les biens essentiels dans un contexte d’intensification et de multiplication des chocs naturels. Il peut s’agir de denrées alimentaires, de médicaments ou encore de matériaux de construction pour les populations touchées dans les jours suivant une catastrophe.
Les catastrophes naturelles deviennent d’ailleurs de plus en plus menaçantes, de par leur fréquence et leur sévérité. Et ces chocs fragilisent l’économie du pays, perturbent les moyens de subsistance et pèsent lourdement sur les finances publiques, reprend Iouri Garisse Razafindrakoto. C’est pourquoi, il a insisté que “améliorer notre capacité de préparation et d’intervention n’est plus une option mais une nécessité impérieuse”.
Le programme Repair est financé par la Banque mondiale avec le soutien du Global Shield Financing Facility. Il est mis en œuvre par ARC Ltd. Et vise à améliorer la préparation financière et opérationnelle des pays face aux catastrophes naturelles.














