Antananarivo, 5 Août, 21h15 – Comores, Mozambique et Madagascar. Ce sont les bénéficiaires du nouveau programme régional de la Banque mondiale pour la préparation aux situations d’urgence et un relèvement inclusif (Repair), approuvé à la fin du mois de juillet. 6,2 millions de personnes vulnérables issues de ces pays sont prévus en bénéficier, durant notamment la première phase de ce programme, d’après ce qu’avait communiqué cette institution de Bretton Woods.
La Banque mondiale prévoit de mobiliser 205 millions de dollars de capitaux privés pour soutenir ce programme au cours de cette première phase. Il s’agit de financement en amont mis à disposition des gouvernements pour se préparer aux prochaines catastrophes, avance Boutheina Guermazi, directrice de l’intégration régionale pour l’Afrique et le Moyen-Orient à la Banque mondiale.
Ce responsable de la Banque mondiale explique que “la rapidité de la réponse est en effet cruciale pour sauver des vies, protéger les moyens de subsistance et permettre une reprise sans exclus”. Or elle explique “qu’il peut être difficile de collecter des fonds immédiatement après une catastrophe”. Le programme Repair s’efforce alors de pallier cette lacune, en apportant rapidité, flexibilité et durabilité pour aider les pays bénéficiaires à améliorer leur adaptation aux effets du changement climatique.
Madagascar, tout comme les Comores ou le Mozambique, bénéficiera ainsi d’outils financiers personnalisés. Le programme mettra en place un fonds régional pour les risques climatiques qui est doté d’instruments financiers préétablis pour répondre à des chocs de fréquence et de gravité diverses, avance la Banque Mondiale. Et ce, en s’assurant de mettre à disposition du pays des financements dans les sept jours suivant une catastrophe climatique. “Le programme Repair leur permettra de réagir avec rapidité et souplesse aux incidents mineurs comme aux crises majeures”, soutient Idah Z. Pswarayi-Riddihough, directrice des opérations de la Banque mondiale pour ces trois pays.
Le service du Fonds monétaire international (FMI) a exposé les effets macroéconomiques du changement climatique à Madagascar dans son rapport sur le programme sur la Facilité sur la résilience et la durabilité (FRD). Selon cette institution financière, les catastrophes naturelles ont d’importantes répercussions à court terme sur la balance des paiements et le déficit budgétaire, et des effets à long terme sur la dette.
D’après le FMI, les catastrophes naturelles endommagent le capital physique et entraînent une baisse de la productivité dans les secteurs des biens échangeables et non échangeables. Les conséquences sont alors une perte calibrée de 6% du PIB réel au cours de l’année de survenue du choc. Et en raison du coût de reconstruction du capital physique détruit et de la baisse du PIB réel, le ratio déficit budgétaire/PIB devrait augmenter de 2,5% un an plus tard, expose ce partenaire de la Grande île.














