Antananarivo, 29 novembre, 14h35 – Les forces armées resserrent les rangs la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle. «Nous réitérons notre refus, à l’intérieur du territoire de la République de Madagascar, de toute forme de déstabilisation, quelle qu’en soit la forme, qu’elle soit directe ou indirecte, qu’elle provienne de l’intérieur ou de l’extérieur, pour gêner le processus de développement initié par le nouveau président élu», tonne le général William Michel Andriamasimanana, sous-chef d’état mercredi au Toby Ratsimandrava, centre de commandement de la gendarmerie.
Le général William Michel Andriamasimanana, aux côtés du général Zafisambatra Ravoavy, directeur de la sécurité et des renseignements auprès du commandement de la Gendarmerie nationale, et du contrôleur général Tidahy Ndiaye, directeur des opérations de sécurité, font passer quelques messages à Andrefan’Ambohijanahary. « Nous déclarons notre refus de déstabilisation dont certains pourraient forcer la survenue », réitère-t-il. « Nous attendons les résultats proclamés par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) (…) Ce sont les idées qui s’affrontent mais les Malgaches ne connaissent qu’un seul président élu : celui proclamé par la HCC, accepté par les forces armées », enchaîne-t-il.
Les hauts responsables de l’Emmo-Nat évoquent « beaucoup de bruits [qui] circulent aujourd’hui sur les pressions subies par la HCC », ainsi que le souligne le sous-chef d’état-major en charge des opérations auprès de l’état-major de l’Armée. « Cela vient de toutes les tendances : des organisations de la société civile, des hommes politiques, des responsables des forces de l’ordre à la retraite ou qui sont même encore en activité, [qui] osent exercer ces pressions », ajoute-t-il.
L’Emmo/nat adresse une directive « ferme » aux différents responsables des forces de l’ordre. «Seule une autorisation émanant du commandant de la Gendarmerie nationale, du chef d’Etat-major de l’Armée, et du directeur général de la police nationale permet à tous les responsables opérant dans le maintien de l’ordre de prendre la parole », souligne le général William Michel Andriamasimanana. « Evidemment, cela doit avoir obtenu l’aval des ministres responsables de chaque entité », précise-t-il.
Selon la HCC, la proclamation des résultats de la présidentielle du 16 novembre est fixée au 1er décembre. Les tendances des résultats provisoires publiées par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) créditent le candidat Andry Rajoelina de 58,95%, le candidat Siteny Randrianasoloniaina de 14,40% et du candidat Marc Ravalomanana de 12,10% des suffrages exprimés. Le taux de participation est de 46,36%.
Le Collectif des candidats, qui a boycotté le scrutin, martèle sa non-reconnaissance des résultats de la présidentielle du 16 novembre et poursuit son lobbying en ce sens. La Plateforme de dialogue de médiation, lancée par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, et le Conseil chrétien des Eglises (FFKM), poursuit également son initiative pour une « introspection et de réflexion sur le sens de l’élection ».














