Antananarivo, 2 Février, 6h30 – Un dernier face à face Gouvernement – Assemblée nationale n’est pas à exclure. Selon Christian Ntsay, premier ministre, son équipe est disposée, comme la Constitution l’exige, à effectuer un face à face avec les députés avant la fin du mandat de ces derniers. “Le mandat de ces députés court jusqu’au 1er juillet, cela veut dire que selon la Constitution, il y aura encore une séance de face à face avec les députés lors de la prochaine session ordinaire de cette année”, lance le Premier ministre en sortant de la séance de présentation du programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat devant les parlementaires ce jeudi.
A en croire le Premier ministre, la non tenue des séances de questions-réponses entre les deux parties ces derniers temps n’est pas du fait de son Gouvernement. “Le Gouvernement respecte totalement la constitution”, insiste le locataire de Mahazoarivo. A l’entendre, le Gouvernement se tient prêt à cette éventualité pour la prochaine session. “Ce sera à eux (aux députés) de fixer leur ordre du jour et non au Gouvernement”, indique-t-il. “S’ils le mettent dans le programme, il n’y a aucun problème pour le Gouvernement”, conclut Christian Ntsay.
Le dernier face à face entre le Gouvernement et les députés remonte à la première session ordinaire de 2022. Celui de la deuxième session ordinaire avait été annulée après une tentative avortée de motion de censure à l’encontre du gouvernement de Christian Ntsay. Les membres du gouvernement étaient présents pour une séance lors de la première session ordinaire de 2023, mais la rencontre a été nouvelle fois annulée. En décembre, le Gouvernement a, selon Christine Razanamahasoa, invité les députés à écrire leurs questions pour que les ministres y répondent aussi par écrit.
La rencontre entre le Gouvernement et les parlementaires est une disposition constitutionnelle. D’après l’article 102 de la Loi fondamentale, “une séance par quinzaine au moins, y compris pendant les sessions extraordinaires (…), est réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du gouvernement”.














