Force est de constater que le président de la République, Andry Rajoelina, a définitivement franchi un pas historique dans l’approche du dossier « sensible » des îles éparses. « Sensible », il s’agit bien du terme exact, car selon les textes français, ces îles représente le 5ème district des Terres Australes et Antarctiques françaises (TAAF) depuis 2007.
Diplomate, car laissant une alternative, mais jouant la fibre sentimentale et se voulant porte-parole d’unenation à l’approche du 60ème anniversaire de l’indépendance de la Grande île, « je demande solennellement et officiellement de trouver une solution pour la gestion ou la restitution des îles éparses à Madagascar », pouvait-on entendre dans son discours, le président Andry Rajoelina aura osé bien plus dans ce dossier que son prédécesseur.
« Les voies du Seigneur sont impénétrables » et le parallèle serait à faire avec la finesse des arcanes du pouvoir. Si l’on s’en tient à l’article 5 de la Constitution française, le président de la République est « le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités ». Point juridique d’importance, probablement non sans conséquence politique à venir pour Emmanuel Macron, surtout après la performance du Rassemblement national aux élections européennes.
« Accord imminent France-Madagascar : éparpillement de la souveraineté française dans l’Océan Indien » titre Marianne ce 31 mai dans la soirée. Il semblerait déjà que 48 heures après cette rencontre au sommet, cette co-gestion éparse ne soit pas au goût de tous. Tous les observateurs auront cependant remarqué, que tout aussi diplomate, le président de la République française, ne semble pas prêt de céder à une demande de restitution pure et simple…















