Dans les produits phares permettant à l’État de collecter un maximum de taxes (qui nous l’espérons ne serviront pas à acheter des 4×4 rutilants aux députés, fin de la parenthèse), comme les carburants, les télécommunications, ou l’alcool, il y a le tabac. Décriées de part le monde, les cigarettes sont pointées du doigt et combattues avec plus ou moins d’efficacité, selon les pays.
Mais dans l’hypocrisie économique, car on peut oublier tous les arguments liés à la santé, Madagascar reste probablement dans la catégorie poids lourds. Il est évident que dans la Grande île, que personne, personne, dans les organisations ministérielles ou les bénéficiaires de ce budget, n’ont intérêt à ce que le marché du tabac ne s’effondre brutalement. Les chiffres font tousser, plus de 1 000 milliards d’ariary sur les 3 prochaines années de contribution fiscale…
Précision de taille, l’État détient également des actions dans l’industrie du tabac, donc encaisse une deuxième fois sur les dividendes. LOL, encore des milliards ! Et cette comédie mortelle ne changera pas demain, car qui ou quelle industrie, ou quel produit d’exportation serait apte à compléter ce gap ? Conclusion, dans un système de santé défaillant, le bilan (économiquement parlant) semble toujours positif pour l’État, surtout qu’il est plus facile de continuer avec les produits rentables comme les cigarettes, que d’essayer d’élargir l’assiette fiscale.
Les actions prises, dans la lutte contre le tabagisme, se sont montrées relativement sans effets sur le marché. Une nouvelle génération, déjà accro, va continuer de garantir le plein des caisses… Alors pourquoi changer une recette qui gagne ? Merci pour les taxes.















