Antananarivo, 4 Juin, 12h30 – La digitalisation des procédures a permis un gain de temps notable. Alors qu’en 2005 le dédouanement prenait plusieurs semaines, le délai moyen est aujourd’hui ramené à trois jours. Une performance rendue possible par la mise en service de TradeNet, le système qui connecte tous les acteurs du processus de dédouanement si l’on en croit Lisiniaina Razafindrakoto, présidente-directrice générale de GasyNet, l’opérateur du guichet unique électronique de Madagascar. Ces résultats ont été présentés à l’ouverture de l’Assemblée générale de l’Alliance africaine pour le commerce électronique (AACE), mardi.
Le système intègre plusieurs modules et fonctionnalités, dont le module Douar pour la douane, Midac pour les ministères et agences de contrôle, le module Delivery Order pour les compagnies maritimes. Le module Paiement, pour sa part, permet le paiement électronique et la mise en place progressive du paiement unique.
Ce système a permis de simplifier et de fluidifier les procédures, entraînant une nette réduction des délais de dédouanement. “La douane ne peut que se féliciter des avancées réalisées grâce à TradeNet. Il faut savoir que la compétitivité repose en grande partie sur la rapidité des opérations, à l’import comme à l’export. La digitalisation des tâches de tous les acteurs du processus a un impact direct sur les délais”, explique Ernest Zafivanona Lainkana, directeur général des douanes.
Outre le guichet unique électronique, GasyNet est également chargée de la mise en place du Bordereau de Suivi des Cargaisons (BSC), une application en ligne permettant aux exportateurs d’informer la Douane malgache des marchandises à destination de Madagascar. Cette société, issue d’un partenariat public-privé entre le gouvernement malgache et SGS, gère également les scanners installés dans les zones fret de l’aéroport d’Ivato et des ports de Toamasina, Mahajanga, Toliara et Antsiranana. “GasyNet ne remplace en aucun cas le travail du douanier. Nous mettons simplement en place les outils et la technologie nécessaires”, tient à rappeler Lisiniaina Razafindrakoto.














