Madagascar exporte davantage de produits qu’il y a dix ans, mais la nature de ses ventes à l’étranger évolue peu. Les produits exportés restent majoritairement des biens simples nécessitant peu de transformation, de technologie ou de savoir-faire spécifique. Entre 2013 et 2023, le nombre de produits exportés est pourtant passé de 3 028 à 3 869, soit une hausse de près de 28%, selon une étude de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).
Dans son « Évaluation rapide de la valeur ajoutée et de la diversification au sein et au-delà de la chaîne de valeur des minerais essentiels à la transition énergétique de Madagascar », la Cnuced souligne que le panier d’exportation malgache s’est élargi au cours de la dernière décennie. Entre 2013 et 2023, il est passé de 3 028 à 3 869 produits exportés, soit une croissance de près de 28% en dix ans.
Par ailleurs, malgré cette progression, la diversification des exportations reste relativement faible, notamment par rapport à une moyenne mondiale de 6 557 produits par pays et à un maximum de 34 316, expose la Cnuced. Une situation qui s’explique par le fait que l’économie malgache peine à se moderniser.
La nature des exportations n’a pas vraiment changé durant cette décennie. En 2023, les exportations de marchandises ont représenté environ 4 milliards de dollars, mais elles se sont concentrées sur trois secteurs principaux, à savoir les épices (20 %), le nickel (18 %) et le textile/habillement (13,5 %). De plus, Madagascar peine à commercer avec ses voisins, puisque seulement 6,7 % de ses exportations sont destinées au continent africain.
Pour devenir plus compétitive et plus solide face aux crises, Madagascar ne peut plus se contenter de multiplier ses produits de base. Le véritable défi consiste désormais à transformer ses matières premières sur place et à développer des secteurs plus technologiques, permettant de vendre des produits à plus forte valeur ajoutée.
