Maux de tête. Vertiges. Douleurs abdominales. Autant de symptômes qui ont conduit 67 personnes à être admises d’urgence dans les centres hospitaliers universitaires (CHU) d’Anosiala et de Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) depuis samedi soir. Selon le ministère de la Santé publique, ces individus auraient été victimes d’une intoxication alimentaire de masse.
Les cas ont été signalés dans la soirée de samedi dans le fokontany d’Andranoro, commune d’Antehiroka. Sur les 67 patients recensés, 33 ont été envoyés à Anosiala tandis que 34 autres dont deux femmes enceintes ont été admises à l’HJRA. Les médecins et le personnels de santé assurent un suivi rapproché des patients, dont l’état est jugé stable. À ce stade, aucun pronostic vital n’est engagé, selon le communiqué du ministère.
Les informations rapportées par des sources locales évoquent une consommation de salade composée auprès d’une gargote du marché de quartier. Nos sources auprès du ministère confient que la gargotière et son enfant figurent également parmi les victimes.
Les circonstances exactes de l’incident demeurent toutefois encore à déterminer. Les autorités sanitaires n’ont pas encore établi avec certitude l’origine de l’intoxication. Les premières hypothèses évoquent notamment une possible contamination liée à de l’huile de cuisson ou à des œufs utilisés dans la préparation des aliments.
La commune d’Antehiroka a lancé dimanche une annonce, appelant toutes les personnes ressentant des maux de tête, des vertiges, des douleurs abdominales ou tout autre symptôme inhabituel, en particulier celles ayant utilisé “l’huile suspecte” à se rendre immédiatement dans un centre de santé ou un hôpital. Une annonce à laquelle de nombreuses personnes ont répondu en se ruant vers les hôpitaux.
De leur côté, les autorités compétentes, notamment les représentants des ministères de la Santé publique, du Commerce, de la Population ou encore de la région Analamanga se sont mobilisés massivement pour suivre de près la prise en charge des patients. Les investigations sur cette intoxication alimentaire de masse se poursuivent avec la Gendarmerie, le médecin inspecteur et les autorités. Le gouvernement a également annoncé la prise en charge par l’Etat des frais médicaux liés à cet incident.














