Un tournant stratégique pour le commerce de l’Indianocéanie. Après sept années de négociations soutenues entamées en octobre 2019, le pas décisif a été franchi ce mercredi. L’Union européenne et quatre États de l’Afrique orientale et australe (Afoa), à savoir les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles, ont officialisé l’approfondissement de leur partenariat. La conclusion des négociations entre les parties fait évoluer l’Accord de Partenariat économique (APE) actuel vers un accord de libre-échange (ALE) moderne, global et ambitieux.
Pour l’Union Européenne, cet accord de libre-échange est le premier du genre en Afrique subsaharienne, qui soit “moderne” et “complet”. Ceci du fait qu’il couvre non seulement le commerce des biens, mais aussi les services, l’investissement, le commerce numérique et la coopération sectorielle. Cet instrument soutient également la transformation locale, la transformation industrielle et la création de valeur ajoutée dans les États Afoa
Pour Madagascar, ce nouveau chapitre fortifiera les liens économiques et commerciaux de la Grande île avec l’Union européenne, expose son ministère du Commerce et de la consommation. Il devrait alors ouvrir des perspectives majeures pour les opérateurs économiques et les producteurs du pays.
Selon ce département en charge du Commerce, cet accord permettra notamment de faciliter l’accès des produits malgaches au marché européen, de dynamiser ses exportations, de stimuler l’investissement et d’optimiser le climat des affaires national. De plus, il ambitionne de fluidifier le commerce numérique, de garantir la transparence des marchés publics, de sécuriser la propriété intellectuelle, d’alléger les barrières techniques et de catalyser un développement durable via une coopération économique renforcée, détaille le ministère.
L’Union européenne et ces quatre pays ont par ailleurs souligné leur objectif commun consistant à prendre les mesures nécessaires en vue de la signature et de l’entrée en vigueur de l’accord dans les meilleurs délais, conformément à leurs procédures respectives. Et ce, tout en rappelant que l’accord restera ouvert à l’adhésion d’autres États Afoa lorsqu’ils seront prêts à y adhérer.














