C’est acté. Le président américain Donald Trump a procédé mardi à la signature de la loi budgétaire HR 7148 autorisant le financement de certains départements des Etats-Unis. Celle-ci prolonge également la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (Agoa) jusqu’au 31 décembre 2026, avec effet rétroactif au 30 septembre 2025.
C’est le meilleur scénario que pouvait espérer les pays bénéficiaires de cet accord commercial préférentiel du côté de la Maison-Blanche. Initialement expiré à la fin du mois de septembre, un premier projet de loi avait été voté par la Chambre des représentants à la mi-janvier 2026 pour proposer l’extension de trois de l’Agoa, jusqu’en 2028. Le texte avait toutefois fait l’objet d’un compromis de dernière minute entre la Maison Blanche et les Démocrates du Sénat.
Un paquet budgétaire avait alors été élaboré, suivi de l’adoption par le Sénat d’une version modifiée de la loi HR 7148. Cette version intégrait le renouvellement de l’Agoa pour une durée plus courte d’un an, afin de l’aligner sur la volonté de révision du programme par l’administration Trump. C’est seulement lundi, après un bref shutdown que la Chambre des représentants a voté cette version proposée par le Sénat. Le Président Trump l’a signé mardi pour rendre l’extension d’un an de l’Agoa officielle et rétroactive.
Mais la position américaine est claire. “L’Agoa pour le XXIe siècle doit exiger davantage de nos partenaires commerciaux et offrir un meilleur accès aux marchés pour les entreprises, agriculteurs et éleveurs américains afin de s’appuyer sur les bénéfices qu’elle a historiquement apportés à l’Afrique et aux États-Unis”, déclare Jamieson Greer, représentant américain au Commerce (USTR). “Nous devons également veiller à ce que le programme renforce le commerce américano-africain et travaillerons avec le Congrès au cours de l’année à venir pour moderniser le programme afin de s’aligner sur la politique commerciale America First du président Trump”, ajoute-t-il.
L’USTR annonce alors travailler avec les agences concernées dans les prochains jours. Ce, afin de mettre en œuvre toute modification apportée à l’Annexe tarifaire harmonisée des États-Unis à la suite de la législation réautorisant l’Agoa.














