Antananarivo, 15 Juillet, 9h30 – 48% des importations de Madagascar en provenance d’Afrique partent d’Afrique du Sud. Ce qui fait de ce pays le premier fournisseur africain de la Grande île en 2022, selon les données du World Integrated Trade Solution (WITS) de la Banque mondiale, rapportées par le groupe de réflexion mondial ODI dans son rapport d’analyse sur les impacts commerciaux de la Zone de libre-échange du continent africain (Zlecaf) à Madagascar. Ce document avait été publié au mois de mai de 2024.
L’île Maurice se place en seconde position en tant que fournisseur africain de Madagascar, avec 27,4% de ses importations. L’Egypte ferme ce top 3, avec ses 14%. Ces trois pays concentrent ainsi à eux seuls près de 90% des importations de Madagascar en provenance de l’Afrique.
Les opérations sont non seulement dominées par ces trois pays, mais les importations de Madagascar en provenance d’Afrique sont également concentrées sur quelques secteurs et produits clés, rapporte l’ODI. Trois produits représentent 68% des importations de Madagascar, à savoir les produits manufacturés (27,7%), les combustibles minéraux (25,6%) ainsi que les produits alimentaires et animaux vivants (14,9%).
51,8% des produits malgaches allant en Afrique sont par ailleurs envoyés en Afrique du Sud. Ce qui le positionne également en tant que premier client de Madagascar durant cette période sous revue. L’île Maurice se trouve en seconde place avec 17,8% et c’est le Kenya qui ferme le top 3 des pays africains clients de la Grande île avec ses 6,2%.
Et là également, les exportations de Madagascar vers l’Afrique sont concentrées dans quelques secteurs et produits clés, indique l’ODI. Trois secteurs représentent 72% de ces exportations, dont les articles manufacturés divers presque exclusivement des articles d’habillement et de confection (43,5 %), les produits alimentaires et les animaux vivants (15,6 %) ainsi que les produits chimiques (13,3 %).
Bien que Madagascar ait 42 partenaires commerciaux d’exportation en Afrique, l’ODI soutient dans son analyse que les activités commerciales de Madagascar sont fortement concentrées dans un petit nombre de pays, et manquent donc de diversification. Cela rend le commerce de la Grande île vulnérable à toute perturbation survenant dans ces pays spécifiques, en particulier l’Afrique du Sud, soutient ce groupe de réflexion dans son rapport.














