Antananarivo, 7 Décembre, 12h15 – Plus de détails sur l’organisation de la concertation nationale attendus sur les chaînes audiovisuelles publiques ce dimanche soir. Trois jours avant la date de lancement officiel du dialogue national, la ministre de la Refondation de la République, Me Hanitra Razafimanantsoa, est l’invitée d’une émission spéciale diffusée sur la télévision nationale malgache (TVM) et sur la radio nationale malgache (RNM). Elle est notamment attendue sur les détails de la concertation nationale organisée par le Conseil oecuménique des églises chrétiennes (FFKM) et dont le lancement est prévu ce mercredi, selon le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar.
Pour le chef de l’Etat, l’organisation de la concertation vise à “démontrer les efforts des autorités d’avancer vers les élections et de respecter la loi”. Ce dialogue national devrait également tracer la voie de la sortie de crise, a-t-il soutenu lors de sa récente intervention sur France 24. Selon le programme de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat, il s’agit surtout du “socle politique et moral de la Refondation” qui garantira que “les décisions majeures qui en découlent émanent de la volonté du peuple tout entier”.
S’agissant d’un processus, la concertation nationale devrait démarrer par des concertations à l’échelle régionale. “Ils auraient même aimé que cela aille jusque dans les fokontany”, souligne le Colonel Randrianirina, samedi, en marge d’une visite de site de la Jirama à Analamahitsy. Pendant près de six mois, il s’agira donc pour le FFKM et le ministère de la Refondation, de “recueillir les aspirations de la population concernant les réformes à engager et d’engager les débats d’idées à tous les niveaux pour
faire émerger une vision commune du développement et de la société”.
Durant les échanges, le gouvernement cherchera à “favoriser l’écoute mutuelle, la réconciliation et la recherche du consensus” et à “promouvoir la parité et la participation effective des jeunes et des femmes dans les instances décisionnelles”. Il en est, entre autres, attendu “une vision partagée de la société malgache de demain, fondée sur la justice, la solidarité et la responsabilité collective” ainsi que “des propositions de réforme constitutionnelle”.














